Philippe Pujol

Marseille, Cours d'Estienne d'Orves, Philippe Pujol, 2014 (photographie de Marc Voiry).

Journaliste localier requis par La Marseillaise pour rendre compte des faits-divers et des problèmes qui surgissent dans les quartiers sensibles, Philippe Pujol a reçu, le 12 mai 2014, le 74° Prix Albert Londres. Il a été récompensé pour une série d'articles titrés Banlieue-Shit, publiés dans son quotidien pendant l'été 2013.

Avec Marc Voiry, le preneur de son et maître d'oeuvre  du Web-Radio Zibeline, dix jours après la remise à Paris de son Prix, nous avons enregistré Philippe Pujol sur la terrasse d'un café du Cours d'Estienne d'Orves : l'entretien dure une trentaine de minutes, on le retrouve sur ce lien.

Pour une autre série d'enquêtes, French déconnection, Philippe Pujol avait reçu en 2012 le Prix Varenne. Toutes les rédactions nationales et régionales ont mentionné sa seconde récompense. Politis et Télérama, avec un entretien de Gilles Rof, sur cet autre lien, ont répercuté ses réponses et ses réactions au moment de la remise du Prix. L'une de ses répliques a fait le tour des salles de rédaction : "On dit qu'on ne peut pas rentrer dans nos quartiers, moi je dis qu'on ne peut pas en sortir". Dans l'entretien qu'il nous a confiés, Philippe Pujol évoque sa formation personnelle. Il a fait de études de biologie ainsi qu'un Master à propos de la communication scientifique. Il  jouait au rugby, il est passé par l'informatique et par plusieurs petits métiers avant de devenir journaliste. Aujourd'hui, Philippe Pujol a 38 ans et toutes sortes de projets : entre autres, la rédaction d'un livre qu'il veut situer dans la proche lignée de Gouverner Marseille, le livre de Michel Péraldi et Michel Samson publié aux éditions de La Découverte.

 

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Pour sa propre écriture, lorsqu'il devait rédiger des articles brefs, Philippe Pujol raconte comment il est parvenu à incorporer le style de Félix Fénéon dont il admire profondément les Nouvelles en trois lignes. Exactement "comme un musicien qui imite son guitariste préféré", il a tenté de livrer dans certains de ses papiers "un maximum de sens avec un minimum de mots".

Son entretien fourmille de renseignements et d'analyses. Philippe Pujol aime profondément son métier. Quand on le pratique sans conformisme et de manière transversale, le journalisme est une aventure qui permet de rencontrer toutes sortes de personnes et de milieux : "des salauds et des gentils", de grands délinquants, des hommes politiques et tout aussi bien des personnages de première valeur.

Alain Paire.

 

Cet autre lien, chroniques et entretiens chez Web-Radio Zibeline

Feneon
Un portrait de Félix Fénéon.
 

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