Léo Marchutz, sur les pentes du Chateau-Noir
Léo Marchutz, sur les pentes du Chateau-Noir, près de sa cabane-atelier
(fonds Antony Marchutz, droits réservés)

Pierre Jean Jouve et Léo Marchutz se rencontrèrent au début des années cinquante du siècle dernier, pendant les premières soirées du Festival d’Art lyrique d’Aix-en-Provencee. André Masson qui vivait depuis 1947 à Aix, sur la route du Tholonet, fut vraisemblablement l’intermédiaire qui favorisa leur amitié. Léo Marchutz réalisa en mai 1952 à partir de sa presse à bras le tirage des trois lithographies de Balthus, Masson et Sima qui accompagnent les vingt-huit exemplaires numérotés de Langue dont la première édition fut publiée par les éditions de L’Arche.

Son épouse Barbara Marchutz qui composa la typographie de cet ouvrage et qui fut la secrétaire de rédaction des premières années de la revue L’Arc, était d’origine anglaise ; Jouve la consulta fréquemment à propos de ses traductions de Shakespeare. Par la suite, leurs relations qui furent principalement épistolières s’espacèrent, Marchutz vint quelquefois lui rendre visite à Paris, Jouve ne venait plus écouter les opéras de Mozart dans la cour de l’Archevéché d’Aix-en-Provence. Jusqu’en janvier 1976, date du décès de Léo Marchutz, il lui envoyait très fidèlement des exemplaires de ses recueils de poèmes et de ses romans. Les chaleureuses dédicaces de Jouve témoignent clairement d’une forte admiration et d’une grande affection vis à vis de son personnage et de son oeuvre.

Sur les traces de Cézanne

Peintre, dessinateur et lithographe, Léo Marchutz naquit à Nuremberg le 29 août 1903. Sa passion pour Cézanne et le pays d'Aix fut le centre de gravité de son existence. Après un premier séjour effectué en Provence pendant l’été de 1928, il quitta définitivement Berlin en 1931 pour s’installer dans l’immédiate proximité du Château Noir. Marchutz voulait poursuivre son œuvre personnelle parmi les traces du parcours de Cézanne dont il devint l’un des meilleurs spécialistes : au total, il aura vécu en Provence quarante-cinq années de son existence. Son proche ami l'historien d’art John Rewald (1912-1994) qui vécut entre Manhattan, la rue Lepic à Paris et Ménerbes, lui avait autrefois dédié son premier ouvrage à propos de Cézanne et de Zola : Rewald avait l’habitude de dire à qui voulait l’entendre, « c’est à lui que je dois ma ferveur pour Cézanne ».

Quelques-uns des meilleurs connaisseurs du peintre de la Sainte-Victoire – Julius Meier-Graefe, Lionello Venturi, Fritz Novotny, Adrien Chappuis et Jean Leymarie – lui portaient une estime et une amitié dont témoignent d’abondantes correspondances. Ces experts de grande compétence ne manquaient jamais chaque fois que c’était nécessaire d’interroger ce magnifique autodidacte : lorsqu’à propos d’une œuvre de Cézanne, une difficulté de datation ou bien d’attribution venait à se présenter, son avis sur la question était souvent décisif. Dans un article qu’il publia en juillet 1958 dans le n°3 de la revue L’Arc, l’universitaire et critique littéraire Marcel A. Ruff qui fut enseignant à Aix et doyen à Nice résumait admirablement sa passion pour l'oeuvre du père de l'art moderne : «’il semble que Marchutz ait rencontré et reconnu Cézanne, comme Baudelaire a rencontré et reconnu Edgar Poe".

Pendant les années trente, sa vie quotidienne fut extrêmement modeste : pour maintenir son indépendance, Léo pratiquait l’élevage des poules et des lapins sur une pente du Tholonet, grâce à la tolérance du propriétaire du Château-Noir. Ses origines allemandes lui valurent d’être interné en septembre 1939 au Camp des Milles. Libéré quelques mois plus tard grâçe à l’intervention des amis de John Rewald, Léo échappa de justesse aux déportations de l’été 1942 et fut contraint de se cacher pendant l’Occupation.

Léo Marchutz avait progressivement abandonné la peinture à l’huile pour se consacrer au dessin et à la lithographie. Il avait choisi de travailler loin des groupes influents et des capitales de l’art : trop peu d’expositions de grande importance lui furent proposées de son vivant. Avec l’aide de la Ville d’Aix-en-Provence et du musée du Pavillon de Vendôme il contribua à l’organisation de deux expositions consacrées en 1956 et 1961 à Paul Cézanne. Pour la mise en place de ces événements, Marchutz rédigeait de nombreux courriers, sollicitait des collectionneurs américains comme son ami Henry Pearlmann, approchait Sir Kenneth Clark ou bien Heinz Berggruen, obtenait ce que d’autres personnes mieux placées à l’intérieur de grandes institutions n’auraient pas pu obtenir : grâce à sa médiation, certains travaux de Cézanne nichés dans de grands musées ou bien dans telle ou telle collection privée furent acheminés jusqu’à la rue Celony du Pavillon de Vendôme. En juillet et août 1956, ce sont 66 peintures, 20 aquarelles et 10 dessins qui furent réunis à Aix tandis que 19 peintures, 19 aquarelles et 10 dessins étaient rassemblés pendant l’été 1961 à l’intérieur du Pavillon.

Une monographie posthume de 256 pages fut éditée à propos de Léo Marchutz par les éditions Imbernon en janvier 2006 . Cet ouvrage comporte de nombreuses reproductions pleine page de son travail, des textes de l’historien d’art Albert Chatelet (1) et du poète Yves Bergeret. On y trouve également une importante biographie, des notes sur la peinture et des extraits de journaux choisis par son fils Antony Marchutz, principal coordonnateur de cette monographie en compagnie du peintre François de Asis.

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1947 / 1953, un imprimeur-lithographe

En 1947, Léo Marchutz qui venait d’obtenir la nationalité française installa dans l’une des cabanes de ses anciens poulaillers une énorme presse à bras lithographique que Georges Limbour a décrite dans l’un de ses récits consacrés à ses amis de la route du Tholonet. Son savoir-faire et ses talents de lithographe furent pleinement reconnus : Léo oeuvra pour les grands résidents d’Aix que furent Pierre Tal-Coat, André Masson et Fernand Pouillon. Une lettre de Daniel-Henry Kanhweiler qui fut son commanditaire pour 157 lithographies polychromes de Masson mentionne que Picasso trouvait « splendides » les planches qu’il imprimait : Pablo Picasso en avait parlé avec beaucoup d’enthousiasme auprès de Mourlot.

Lorsque Jouve décida de lui confier l’impression du texte et des lithographies de Langue, Léo Marchutz se trouvait au cœur d’une importante production. Il avait achevé en 1949 l’assemblage des caractères et des lithographies d’une colossale édition de L’Evangile selon Saint Luc, l'apôtre à propos de qui l'on dit qu'il fut le moins dogmatique des quatre évangélistes : un robuste format de 31, 5 x 25 cm, des cahiers et de grandes feuilles qui furent préfacées par Lionello Venturi. En 1950, il terminait deux ouvrages réalisés en compagnie de Pierre Tal-Coat et d’André Masson. Toujours avec Masson dans la compagnie duquel il aura vécu d’intenses saisons de travail, Marchutz réalisa Toro en 1951, ainsi qu’un Voyage à Venise qui fut achevé d’imprimer en 1952. En 1953, Léo Marchutz était associé au grand volume d’Ordonnances qui fut mécéné par Fernand Pouillon, un remarquable relevé de l’architecture des hôtels anciens et des espaces publics d’Aix qui fut accompagné de planches de Masson et de Marchutz imprimées dans l’atelier de lithographies du Château Noir.

Les récentes recherches d’Antony Marchutz qui a relu les feuillets du journal intime de son père permettent de repérer la chronologie du travail entrepris en compagnie de Pierre Jean Jouve. Une première étape se révéla difficile. Le 6 novembre 1951, Jouve avait demandé que Barbara et Leo fassent un « changement de forme », son télégramme du 10 novembre disait qu’il en était « content ». Par contre Léo Marchutz qui avait vu Jouve à Paris le 4 décembre, effectua le 11 du même mois un tirage qui fut à ses yeux un « désastre ». Je veux renoncer, « I want to give up », voilà ce que Léo écrit laconiquement dans son journal qui fut selon les saisons et les instants rédigé dans les trois langues de sa vie quotidienne, l’allemand, l’anglais et le français.

Grâce à la confiance et la détermination de Jouve, les difficultés furent surmontées, les choses se présentèrent beaucoup mieux quelques jours plus tard, comme l’indiquent de nouveau les notes du journal de Léo. Le 12 décembre « 2 télégrammes Jouve, dont un à André : veut qu’on continue ». 15 décembre : « Repris tirage Jouve – va mieux – Jouve trouve les pages envoyées : « beaux et admirables ». Le 28 décembre, Marchutz recevait pour achever de l’encourager une « lettre Jouve disant que Cassandre est en admiration de nos essais tirage typo ». Langue fut finalement achevé le 6 mai 1952, Léo Marchutz ayant dans l’intervalle réalisé l’Album de Venise de Masson. Dans son journal le 24 mai, il dit avoir reçu une lettre de Jouve, « Il est très content ».

Trois lettres de Pierre Jean Jouve.

Une partie des courriers de Jouve adressés à Marchutz est actuellement disponible dans la rubrique « les collaborations » du site de l’artiste http://leo.marchutz.free.fr où l’on découvrira des reproductions de son travail, un reportage sur la chapelle de Saint Marc Jaumegarde, des extraits de son journal, des commentaires et de nombreux détails bio-bibliographiques (par exemple, des courriers d'André Masson, de Fernand Pouillon et d’Elias Canetti, une lettre de Max-Pol Fouchet, des articles d’Adrien Chappuis, de Lionello Venturi, d’Armand Lunel et de John Rewald). On s’y reportera aisément, l'intégralité de ce dossier peut être téléchargé, j’ai plus brièvement choisi de figurer dans mon article la transcription de trois de ces courriers. La première lettre disponible sur le site est rédigée en décembre 1951, au lendemain des difficultés éprouvées pendant l’hiver : on y retrouve l’admirable citation de Delacroix qui accompagne le titre de cet article.

17 décembre 1951

Chers amis,

Merci pour la très belle lithographie, si subtile de forme et de couleurs. Merci pour vos deux lettres et le travail.

Nous sommes d’accord sur tous les points.

De ce mouvement de crainte et de la crise qu’il provoque, il ne restera que le sentiment : Léo Marchutz est d’une race d’artistes presque disparue – celle de Delacroix qui n’était « jamais content ».

Je suis maintenant tranquille, et certain que nous ferons une chose assez exemplaire.

Croyez tous deux à mon amitié.

Pierre Jean Jouve

(j’aimerais que Barbara Marchutz cessât de me nommer « Monsieur »)

Un second courrier qui n’est pas celui du 24 mai mentionné plus haut, confirme la grande satisfaction de Jouve, heureux d’avoir en mains ses exemplaires de Langue.

Paris le 22 juin 1952

Bien chers amis.

Veuillez trouver dans cette lettre un chèque de vingt mille. Je compte vous régler le solde dans le mois prochain.

Que devenez-vous et quel beau travail faites-vous encore ? Il me manque de recevoir les épreuves et de rechercher avec vous les plus belles formes possibles.

Le livre demeure admirable dans ma pensée ; et c’est beaucoup d’aide pour moi dans des temps assez amers. Il est admiré de tous, mais il faut attendre octobre pour que son sort soit assuré. Comptez-vous toujours sur votre exposition en octobre ?

J’admire toujours vos admirables lithographies et je les montre : tout le monde est d’accord avec mon admiration.

Je vous embrasse

Pierre Jean Jouve

L’intégralité des lettres de Jouve à Marchutz mériterait citation. Le 29 novembre 1955, Jouve répond à Léo : « Ce que je fais, mon ami ? Je sors d’un redoutable labeur, la traduction de MACBETH . J’espère que sa naissance à l’extérieur ne tarira pas trop. Vous verrez quel monument sanglant ». Dans une lettre datée de décembre 1956, il est question du « jeune poète Yves Bonnefoy, esprit remarquable en tous points ». Dans un autre courrier de la fin des années cinquante Pierre Jean Jouve évoque un projet qui n’eut malheureusement pas de suite : « je ne prévois pas que je puisse donner un inédit avant longtemps. Depuis « Mélodrame » j’ai traversé une période d’aridité, et je n’en suis pas sorti. Cependant voici une idée, qui me fut donnée par Blanche.

J’ai publié en 1930 une traduction des POEMES DE LA FOLIE de Hölderlin ; elle fut admirée, mais disparut presque aussitôt dans une faillite de l’éditeur. Le contenu de ces textes est en vérité extraordinaire et la forme est des plus étranges. Cela pourrait fournir la matière d’un ouvrage (littéraire et typographique) comme on n’en voit aucun de nos jours.

Je vous envoie un exemplaire du livre, mais en vous priant d’en assurer en tout cas la conservation : cet exemplaire est presque unique. Il faudrait détacher la préface de Groethuysen (bien à regret, mais c’est maintenant une propriété Gallimard) et les textes documentaire de la fin ; ne prendre que le centre du texte poétique (entre les deux marques que je glisse dans le livre). Il faudrait aussi que j’écrive moi-même une préface.

Toute cette lettre est destinée à « dégrossir » un peu la question. Pensez-y et écrivez-moi : je serai le 23 à mon adresse ordinaire de l’été : Hôtel Alpenrose, SILS-MARIA, Engadine.

J’espère ne pas trop vous décevoir par ma réponse. Vous savez la tristesse de l’époque. Vous connaissez aussi mon admiration pour vous en tant que peintre, en tant qu’artisan.

Je vous embrasse ainsi que votre femme.

Pierre Jean Jouve

Pour clore l’évocation de cette émouvante correspondance, on peut citer la dernière lettre qui figure dans le dossier Pierre Jean Jouve du site de Léo Marchutz.

19 mars 1965

Mon cher ami,

J’ai été touché par l’affection confiante de votre lettre. La lutte que vous menez est la nôtre, à nous vrais artistes. Vous savez que j’ai dû traverser un malheur intérieur depuis 1963 : mais aujourd’hui, où je vous écris, je sais que la guérison est, dit mon médecin, spectaculaire. Tout de même la convalescence a été triste et je crois que le dernier livre vous l’a raconté à l’oreille.

Oui je voudrais avoir parfois devant moi un homme comme vous, et retrouver par un dialogue avec vous quelque confiance. Les choses précieuses se font de plus en plus rares. Je devine, sans bien les mettre en place, les figures dénudées de vos images. Sont-ce des dessins ? des lithos ? Certaines sont d’une vivacité surprenante. Mais je voudrais en savoir davantage.

Tâchez de venir à Paris vers la fin de l’année ; pour le Wozzeck qui est – musicalement – surprenant sous la conduite de Boulez. Je ne vous dirai pas tout à fait le même éloge pour le travail Barrault-Masson.

Je vous embrasse, et Barbara.

Pierre Jean Jouve

Au Tholonet, avec André Masson et Georges Duby.

Je n’ai personnellement jamais rencontré Léo Marchutz. J’imagine n’avoir jamais croisé selon l’expression de Paul Chovelon son regard «chaleureux à travers d’épaisses lunettes», pas plus que sa silhouette de grand marcheur qu’on me décrit maigre et voûtée. Dans son œuvre lithographique, j’affectionne ses transcriptions des rues d’Aix-en-Provence, entre autres son approche de la rue Pavillon, la rue de l’Opéra ou bien encore la route de Galice qui longeait autrefois les terres et les vignes du Jas de Bouffan : un monde discret, mouvant et ensoleillé où l’on perçoit l’accord d’une pente, un fragment de végétation ou bien un bloc d’architecture ancienne dénué d’arrogance, la note imprévue d’une vision latérale qui s’offre au promeneur quand il évite les grandes artères d’une ville. Je ne puis pas écrire que son œuvre emporte ma totale adhésion : cependant, dans certaines de ses approches sténographiques de la Sainte-Victoire dont il mémorise impeccablement les volumes et les inflexions, on découvre des couleurs hâtives magistralement posées, des lignes brisées, des échardes et des crépitements d’une rare justesse.

J’habitais Aix-en-Provence depuis huit années lorsque Léo Marchutz quitta le monde des vivants. Il fut enterré pendant l’après-midi du mardi 6 janvier 1976, au cimetière du Tholonet, en présence de sa famille, d’étudiants et de quelques amis parmi lesquels se trouvaient John Rewald et François de Asis. Je dois à François de Asis la connaissance que je peux avoir de Léo Marchutz : François s’était lié d’amitié avec Léo une quinzaine d’années avant son décès. Lorsqu’il m’arriva d’écrire à propos de Léo Marchutz des articles pour des périodiques, pour sa monographie ainsi que pour le catalogue de la galerie d’art du Conseil Général des Bouches du Rhône qui évoque le dramatique épisode du camp des Milles, François de Asis m’apporta de nombreux éclaircissements. Plus profondément et de manière souvent silencieuse, François de Asis m’a souvent fait comprendre de quelle rectitude et de quel engagement éthique Léo Marchutz était capable dans sa vie de tous les jours.

Deux autres personnes qui vécurent durablement à Aix-en-Provence pendant la seconde partie du vingtième siècle sont enterrées au cimetière du Tholonet. A l’arrière du village et de son église, dans l’amorce d’une colline avec des murets, des pins et des cyprés, on découvre dans l’enclos la tombe d’André Masson qui mourut à Paris le 28 octobre 1987, ainsi que la dernière demeure de Georges Duby qui acheva sa vie le 3 décembre 1996. André Masson et Georges Duby avaient autrefois rédigé à propos de Léo Marchutz des articles de grand respect et d’extrême attention.

Alain PAIRE

Cet article est également paru dans Les Carnet d'Eucharis de Nathalie Riera et sur le site Pierre Jean Jouve.

Cf Des peintres au camp des Milles septembre 1939- été 1941, Bellmer-Ernst-Liebknecht, Marchutz, Springer, Wols, catalogue de l'exposition de la Galerie d'art du Conseil Général des Bouches du Rhône, éditions Actes-Sud 1997, textes de Michel Bepoix, Monique Pomey, Jacques Grandjonc, Jean-Michel Royer, Alain Paire et Laurence Bertrand Dorléac.

La librairie et les éditions Imbernon sont domiciliées au Corbusier, 280 Boulevard Michelet, 13008 Marseille. Intitulée "Enchevêtrements", une exposition d'Arteum, Musée d'art contemporain de Chateauneuf le Rouge réunissait en octobre 2008 les travaux d'André Masson, Pierre Tal-Coat, Léo Marchutz et François de Asis.

(1) Albert Chatelet est auteur de livres autrefois édités chez Skira et de monographies à propos de Jean Prevost, le Maître de Moulins (éd. Gallimard), de Jan Van Eyck, enlumineur et de Robert Campin, le Maître de Flemalle (P.U Strasbourg).

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