Jean Amado / Entre Cours d'Orbitelle, Pavillon de Vendôme et Route d'Avignon.

Une photographie prise en mai 1949. Les lumières et les ombres d'une serre avec de hautes baies vitrées, des étagères et des tables, des pichets et des bols de terre cuite, l'environnement immédiat d'un vaste jardin arboré. Au fond, sur la gauche de cette vue d'atelier, on reconnaît la silhouette de Carlos Fernandez que j'évoquerai bientôt, le souvenir qu'il laisse est extrêmement attachant. Au centre de cette photographie, Jean Amado a 25 ans. Ce n'est pas vers lui que se porte principalement le regard. Immédiatement intense et fascinante, on aperçoit sur la droite le profil de sa première épouse, Jo Steenackers. Lorsqu'ils la rencontraient, ses amis pensaient souvent au "Casque d'or" de Simone Signoret. De cinq ans plus âgée, Jo sera la compagne de Jean jusqu'en septembre 1963.

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L'atelier du Cours D'Orbitelle, mai 1949.
De gauche à droite, Carlos Fernandez, Jean Amado et Jo Amado.

Jean Amado était né à Aix en Provence, le 27  janvier 1922. Durant toute sa vie, il habita les écarts ou bien l'arrière-pays de la cité où séjournait auparavant le peintre de la Sainte-Victoire. Une bastide de la fin du XVIII° siècle fut la demeure de ses parents, Germaine et Jacques Amado. Jean était le cadet d'une famille de trois enfants, Max et Eric sont ses frères qu'il affectionnait infiniment. Ils habitaient depuis 1924 l'immédiate proximité du quartier Mazarin, le début du Cours d'Orbitelle qu'on appelait autrefois le Cours de la Boucherie puisqu'il conduisait aux anciens abattoirs de la ville. Une rue de modeste dimension qu'on arpente depuis la courbe du Boulevard du Roi René jusqu'à l'angle de l'avenue Saint Jérôme.

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Fragment d'une carte postale de 1905 : la Bastide et le jardin du Cours d'Orbitelle où vivait la famille de Jean Amado, jusqu'au début des années 50.

Dans les parages de la bastide, un grand hôtel se construira et se détruira quelques décennies plus tard. Sur le bord d'un second document - une carte postale de Jaussaud cadre en 1905 un fragment du Boulevard du Roi René - derrière les arbres qui viennent de perdre leurs feuilles, on pressent un toit de tuiles romaines, le portail de la bastide, un monde étonnamment silencieux. Les fleurs et les plantations du potager, la végétation de l'enclos se développaient sur trois mille mètres carrés. On découvrait une allée de platanes, un cèdre que l'on disait plusieurs fois centenaire, un if, des marronniers, des arbres de Judée, des micocouliers, des jujubiers, un cerisier, des figuiers, un grenadier, des lauriers roses, un plaqueminier, des troênes et des néfliers. Deux bassins avec vasques et tête de faune où l'eau coulait en permanence ponctuaient les versants de la terrasse. Les trois frères fréquentèrent dans cet espace les occupants d'un clapier et d'un pigeonnier qui voisinaient avec les bêtes qu'ils préféraient, deux chevaux prénommés "Bijou" et "Poulet" qu'un cocher rentrait chaque soir dans l'écurie de la bastide. Ces chevaux livraient les bouteilles de bière, les sodas et la limonade d'une petite entreprise que Jacques Amado dirigeait depuis la rue de l'Opéra.

"Profils perdus" : Emilie Decanis et Carlos Fernandez.

Lorsqu'il lui fallut choisir un métier, et puisqu'il n'avait pas de goût pour les études - il ne fréquenta pas l'école d'art pendant plus de trois mois - Jean Amado préféra suivre l'exemple insolite d'une malicieuse vieille dame qui "n'en faisait qu'à sa tête", une proche voisine du Cours d'Orbitelle qu'il évoquait et décrivait comme "l'être le plus poétique" qu'il ait jamais rencontré. Emilie Decanis était née le 4 avril 1881. Après le décés de ses parents, à l'âge de 38 ans, elle suivit les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Marseille dont elle devint l'une des meilleures enseignantes. Elle avait installé un grand four attenant au jardin de sa maison. Jean Amado avait l'habitude d'observer ses allées et venues depuis une fenêtre haute de la bastide. Elle boîtillait, un funeste accident d'automobile avait brisé ses jambes. Son maintien était sans faiblesse. Sans faire transgression ni rupture, son comportement échappait aux routines de la province méridionale. Sa minuscule figure élargissait finement le champ des possibles.

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Portrait d'Emilie Decanis, documentation Vincent Buffile.

Emilie disait que même lorsqu'on n'est pas d'humeur pour se rendre à  l'atelier, on devait persister, ne jamais perdre l'occasion d'une journée de travail : "On ne peut pas savoir. Des fois, s'il arrivait qu'un ange vienne à passer". Mademoiselle Decanis laissait sécher parmi les hautes herbes ses faïences et ses terres cuites, des pichets décorés avec des salamandres et des fleurs de courge, des Vierges à l'Enfant, des assiettons et des saladiers d'oursins, de grands plats avec des décors animaliers qu'elle cuisait souvent trois ou quatre fois pour obtenir la couleur qu'elle recherchait. Elle accueillait en son jardin des chats qu'elle prénommait Cléopatre ou bien Procassou lorsqu'ils figuraient parmi les motifs de ses sculptures.

Des photographies gardent mémoire de sa silhouette. Elle porte un chignon. Un ceinturon serre sa blouse, son regard est étonnamment clair. Elle s'adosse au coin d'une table sur laquelle elle vient de disposer des céramiques. On aperçoit l'intérieur de sa maison où figuraient des ouvrages qui évoquaient les céramiques crétoises et hispano-mauresques. Elle n'a pas quitté sa blouse, elle verse de l'eau dans la théière en fer qui chauffe au-dessus de son poêle. Ses exigences pouvaient être rudes, ses indications étaient laconiques. "Oui", "non", "reprenez", "recommencez", voila comment elle s'adressait à ses élèves. Plusieurs d'entre eux rejoignirent sa maisonnée du Cours d'Orbitelle lorsqu'en 1944 l'administration des Beaux-Arts de Marseille décida de se passer de ses services.

Pendant l'immédiate après-guerre, les arts du feu connurent une manière de résurrection, amplifiée par la  création à Vallauris des Tanagras et des vases en forme de chouettes de Pablo Picasso. Autour d'Emilie Decanis, grâce à la venue d'anciens élèves des Beaux-Arts de Marseille, ou bien lors de l'installation de céramistes venus de Paris comme Jean et Denise Perrier, un creuset se développa. Carlos Fernandez (1905-1969) résolut d'apprendre pendant deux années l'art de la céramique sur le Cours d'Orbitelle où l'on pouvait croiser René Ben Lisa, Georges Jouve, Philippe et Frédéric Sourdive, les Buffile et Daniel Beaudou, un groupe d'amis remarquablement évoqués dans une publication éditée en 1994 par Vincent Buffile et le musée Granet.

Il était né en Bulgarie, parlait huit langues. Carlos Fernandez avait fait ses études en Belgique, en Suisse et en Italie. Ingénieur dans une fabrique de lampes, il s'installa à Paris. Engagé dans la Résistance, Carlos s'était réfugié en Provence. Il cachait des personnes menacées par les rafles des juifs, il aidait les parachutages des anglais. En 1943, il était obligé de passer la frontière avec toute sa famille pour s'en aller vivre à Barcelone où la vente de ses toiles lui permet de subsister. Carlos Fernandez fait retour dans le Midi en septembre 1945. Il habita jusqu'en 1961, avec son épouse Adèle et ses quatre enfants au Mas Alto, une maison édifiée en face du site d'Entremont, à trois kilomètres au-dessus d'Aix. Son apprentissage du Cours d'Orbitelle lui permit  d'ouvrir en 1950 son propre atelier de céramique près du porche de la Cathédrale Saint Sauveur, au 17 de la rue Jacques de la Roque. Son atelier servait simultanément de boutique de vente.

Les histoires et les plaisanteries, la conversation de Carlos Fernandez attisaient une merveilleuse bonne humeur. Andrée Duby, l'épouse de Georges Duby qui enseignait alors l'Histoire médievale dans les locaux vétustes de l'ancienne Faculté des Lettres, autrefois domiciliée en l'Hôtel Maynier d'Oppède, me disait récemment combien son mari aimait s'attarder dans l'échoppe de Carlos. Les visiteurs et les clients affluaient pendant les semaines du Festival d'Art Lyrique de l'Archevéché pour lequel Adèle Fernandez, par ailleurs auteure de romans et de nouvelles, devint la responsable des costumes. L'atelier de Carlos se ferma en 1966, le mois d'août 1969 marqua l'ultime été de ce personnage convivial et chaleureux. Adèle Fernandez lui survécut longtemps ; elle partit beaucoup plus tard, en 1997, à l'âge de 90 ans. Dans l'une des pages de son journal personnel publié par les soins de ses enfants, on rencontre cette poignante réflexion : "c'est dur et difficile de penser seule quand on a pensé à deux pendant 36 ans".

Jo Steenackers.

Dans la biographie de Jean Amado qui se publiera prochainement (1), le  personnage central de ces années de l'après-guerre est évidemment son épouse, Jo Steenackers qu'il avait rencontrée en 1946. Issu d'un premier mariage, né en septembre 1938, son fils Jacques Godefroid m'a longuement renseigné à son propos. De nationalité belge, Jo venait de vivre des années de clandestinité redoutablement violentes. Elle s'était engagée à Bruxelles dans un groupe de résistants capables de tirer à bout portant sur des soldats allemands, de voler des armes et de pratiquer des hold-up. Le médecin de Jo Steenackers - en langue flamande, ce patronyme désigne un "casseur de pierres" - lui avait conseillé de quitter la Belgique où les souvenirs de la guerre ne cessaient pas d'affluer. Cet homme de bonne intuition préconisait qu'elle entreprenne de travailler l'argile. Dotée d'une culture ouverte sur la modernité, grande liseuse de littérature, de revues et de journaux, vraie connaisseuse du Bauhaus et d'artistes comme Braque et Klee, Jo Steenackers qui avait fréquenté les tournages de films et travaillé avant la guerre en tant que décoratrice de théatre, devint une artiste dont on a conservé des dessins, des huiles sur papier ainsi que des faïences.

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Jo et Jean Amado pratiquèrent tout d'abord une céramique conforme aux descriptions les plus courantes. Après quoi, leurs techniques et leurs motivations s'affinèrent, leur travail s'orienta du côté de l'architecture. Des assiettes, des tasses, des pichets et des carrelages émaillés, la prose et la poésie étalonnèrent contradictoirement les débuts de leurs activités. Parmi leurs premiers chefs d'oeuvre, je pointe volontiers des pièces de soixante ou soixante-dix centimètres de hauteur, une silhouette d'oiseau ainsi qu'un visage de femme qui évoquent l'art africain (2). Les premières pièces de leur atelier laissent émerger plusieurs potentialités, relèvent souvent des héritages conjugués du cubisme et de l'abstraction. Quand on les examine, on ne peut pas pressentir ce que deviendra la sculpture de Jean Amado ; les références de l'abstraction lyrique des années cinquante, les noms de Braque, d'Arp ou bien de Léger surgissent aisément.

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Des travaux de plus forte dimension requirent Jo et Jean à deux ou trois reprises. Il fallait survivre et ne pas sacraliser certains aspects du métier, des tâches d'intérêt limité complétaient leurs minces revenus. On peut s'en amuser et puis saluer la persistance d'un objet de belle dimension, Jo fut l'auteure de la massive enseigne - de gros volumes reliés et dentelés qui évoquent sans humour la médecine et la littérature - de la librairie Tacussel qui se tient en mi-parcours sur la Canebière de Marseille. De même, dans un angle de la Place des Tanneurs et de la rue de l'Aumône Vieille, on continue d'apercevoir sur la facade du restaurant aixois Chez Malta, une composition sans prétention, des éclats de couleur émaillée, des verts, des rouges et des bruns, un registre illustratif, l'exécution d'une commande qui silhouette sympathiquement des reliefs de bouteilles, des verres et des carafons. Ces deux réalisations - la Librairie Tacussel et le Café Malta - ont reçu en 2007 le label du Patrimoine du XX° siècle décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication.

Si l'on range ses dessins et ses bronzes parmi les exceptions qui confirment sa règle, on observe que Jean Amado n'a presque jamais signé les oeuvres qui sortaient de son atelier. En revanche, Jo signait explicitement les pièces qu'elle avait élaborées en compagnie de Jean. Pour les pièces de ces années 50 /60, la production de leur couple relève souvent d'une étonnante symbiose, la part qui revient à chacun reste difficile à déterminer. Les céramistes et les amis qui suivaient leur travail en atelier, estiment qu'à quelques nuances près, le partage et la fusion des tâches se délimitaient ainsi : Jean Amado était généralement le créateur le plus habile et le plus capable de produire de grandes formes sur ses tours tandis que les décisions concernant la couleur et le dessin étaient davantage l'apanage de Jo.

Dans maints domaines, Jo fut très vraisemblablement l'initiatrice et le répondant secret de Jean. Elle faisait partie de la toute première vague des personnes qui découvrirent la version française d'Au-dessus du Volcan de Malcom Lowry. De vieilles éditions d'Hermann Melville et de Franz Kafka, une documentation consacrée au Facteur Cheval qu'on croisait parmi les étagères de la bibliothèque des Amado, procèdent de ses achats, permettent d'imaginer l'étendue de ses curiosités. La librairie où Jo avait l'habitude de ses procurer des livres se situait au 6 de la rue Clemenceau. Elle ramenait de cette boutique qui s'appelait "Aux Muses de Provence" des ouvrages à propos des amérindiens, des précolombiens, de la route des soies ou bien de l'art africain. Jean Amado ne s'attardait pas sur la partie critique de ses ouvrages. Il les feuilletait volontiers, leurs illustrations le requéraient.

L'avenir dure longtemps

Une lente imprégnation, des techniques de travail et des références extrêmement personnelles favorisèrent chez Jean Amado de longs détours, la prescience et le mûrissement pour sa création d'un mode de figuration et de représentation tout à fait singulier. Riche en rencontres ainsi qu'en événements souvent dramatiques, sa biographie ne joue pas un rôle déterminant pour sa création. Son territoire le plus intime reste silencieux : il n'est pas directement lisible lorsqu'on découvre les procédures de distanciation, les seuils de recouvrement et d'enfouissement, la complexe alchimie de son oeuvre. Quand on contemple ses architectures pétrifiées, le monde fracturé et les paysages minéraux de ses sculptures et de ses muraux des années 1960/ 1990, on a le sentiment que son enfance et maints détails de son cadre de vie - par exemple, les arborescences et les fraîcheurs du l'enclos du Cours d'Orbitelle - n'ont pas fait résurgence et n'ont pas infléchi les sentiers de sa création. Avoir vécu dans des espaces à ce point prégnants, au coeur d'une fratrie chaleureuse et réconfortante, parmi les espèces méditerranéennes et les animaux d'une silencieuse Bastide, aurait  pu générer les harmoniques d'une oeuvre à la manière de Marc Chagall ou bien de Darius Milhaud. Jean Amado forgea solitairement son idiome et sa syntaxe. Ses frontières et son hinterland sont difficilement identifiables, son oeuvre n'a pas beaucoup de précèdence.

Jean Amado ne lisait pas les catalogues des musées, fréquentait rarement les expositions. L'un des rares monuments du patrimoine aixois qui l'ait inspiré, ce fut sans doute parce qu'il s'agit d'un mixte de nature et de sculpture, l'étrange bloc des concrétions calcaires de la Fontaine moussue du Cours Mirabeau. Avec une étrange force de revenance, dans un flux et une indistinction qui peuvent évoquer le fonctionnement des rêves et de l'inconscient, Jean Amado se remémorait quelques-uns des paysages archétypaux de sa proche région. Il affectionnait le nid d'aigle, les ruines et la configuration des Baux de Provence, les calanques et les rivages de la Côte Bleue, certains versants des Alpilles, les murailles d'Orgon et de Lauris, les contreforts de la Durance et l'arrière-pays du Luberon, un village proche de la frontière italienne comme Saorge, les habitations troglodytes qu'on aperçoit dans le Midi ou bien encore les grandes bornes rocheuses des Mées qui se dressent près d'Oraison et qui furent en 1969 le titre de l'une de ses sculptures. Parmi ses images de prédilection, on peut prioritairement mentionner les pages d'un reportage photographique réalisé à propos de l'art Dogon, une séquence prélevée dans un ancien numéro de Paris-Match qu'il avait punaisée sur ses murs, des reproductions qui l'accompagnèrent perpétuellement dans une pièce de sa maison des Platrières à l'intérieur de laquelle il insérait sa table à dessin. A côté de ce mince gisement iconographique, Jean Amado avait retenu des vues de deux autres sites, des reliefs ensablés du Sud Marocain et les hauteurs des nécropoles de Petra.

Fernand Pouillon

Au début des années cinquante, à quelques centaines de mètres du Cours d'Orbitelle, Fernand Pouillon (1912-1986) était en charge de l'achèvement de la Faculté de Droit d'Aix-en-Provence. Il concevait les tribunes du nouveau stade, le gymnase du Creps ou bien la réhabilitation du Mas d'Entremont. Entre 1948 et 1953, ce quadréganaire émacié travaillait chaque semaine avec des jeunes gens : il était l'enseignant d'un atelier d'architecture nouvellement créé à l'intérieur de l'Ecole d'Art. Ses relations privilégiées avec le maire Henri Mouret lui permirent de faire aboutir en 1953 la construction des Deux Cents Logements.

Aux Beaux-Arts de Marseille, Pouillon avait autrefois rencontré Emilie Decanis dont il appréciait l'oeuvre et la personnalité. Son intérêt pour les Ordonnances des hôtels particuliers et des rues d'Aix ainsi que son ouverture vis à vis de l'art contemporain - deux de ses filles épousèrent Diego et Luis, les enfants d'André Masson dont il construisit l'atelier des Cigales, entre Chateau Noir et Tholonet - sa manière d'abaisser les coûts tout en gardant souci de l'esthétique et ses talents de séducteur longiligne impressionnaient grandement, convainquaient aussi bien les décideurs des Bouches du Rhône que de jeunes artistes comme Jo et Jean Amado. En partie grâce à l'appétit d'aventure et de notoriété de ce meneur d'hommes qui fit office de catalyseur, la petite cellule de production du Cours d'Orbitelle modifia profondément ses échelles de travail. Une brèche s'ouvrit : Jo et Jean Amado quittèrent l'impasse qui les enfermait dans la production d'une céramique traditionnelle.

La première commande de Fernand  Pouillon concernait des encadrements de portes pour des immeubles du Vieux Port de Marseille. Après quoi, deux grands chantiers qu'il fallait réaliser en Algérie radicalisèrent leurs approches. Pouillon les sollicita afin de ponctuer de l'autre côté de la Méditerranée, avec des grands reliefs sortis de leur four, les facades des grands ensembles de Diar-Es-Saada - en arabe, le "quartier de la joie", 1200 logements réalisés en 1953 - et les fontaines de Diar-El-Mahçoul, le "quartier de l'abondance". Il leur fallait réaliser une sculpture de quarante mètres de haut et de six de large, un assemblage d'un grand millier de morceaux de céramique capable de faire contrepoint et dialogue vis à vis d'une tour de 18 étages.

Les Platrières, le cérastone.

La réalisation du grand Totem de Diar-Es-Saada accéléra l'évolution professionnelle du couple qui  déménageait et entreprenait de construire une nouvelle maison. Veuve depuis décembre 1942 et désireuse de vivre à Paris dans la compagnie de ses deux autres fils, Germaine Amado avait négocié la vente de la bastide du Cours d'Orbitelle. Le vert paradis des émotions enfantines s'éloignait définitivement. En contrebas du 32 du Boulevard du Roi René, sur l'emplacement de la maison familiale et du jardin férocement balayés par les bulldozers, des immeubles sans qualité architecturale, des bâtiments de six ou bien de dix étages furent édifiés.

Jo et Jean Amado choisirent d'acheter route de Celony, sur la montée d'Avignon, un terrain constructible situé un peu plus haut que le Mas d'Entremont. Au lieu-dit des Platrières, la Nationale 7 offrait les avantages d'une voie rapide qui leur permettait d'acheminer aisément leurs fournitures et leurs productions. De fait, jusqu'à l'orée des années quatre-vingt-dix, la coursive qui passe en bordure de leur domicile n'aura pas cessé d'accueillir des camions qui chargèrent et déchargèrent la terre, le sable et le basalte, les sculptures et les muraux d'Amado.

Les plans de leur maison, composés par un ami architecte qui s'appelait Claude Bernard, leur permirent de prendre vue sur la Chaîne de l'Etoile. Faute d'argent, leur chantier requit plus de deux ans. L'urgence, c'était la construction d'un atelier avec des baies vitrées et des aires de dégagement. Avec l'aide de quelques copains, il équipèrent progressivement les deux niveaux d'une maison dotée de grandes fenêtres et de claustra. Recupéré sur un autre chantier, un escalier en bois comme on en voit dans les bateaux permettait d'accéder aux chambres. Deux décennies plus tard, Jean Amado fut grandement alarmé : les fondations de sa maison avaient été trop rapidement imaginées. Les pentes de l'ancienne carrière des Platrières favorisaient des glissements de terrain qui mettaient en péril son atelier. Du béton fut injecté dans le sous-sol de sa demeure.

Fernand Pouillon avait frayé une nouvelle voie pour Jean et Jo Amado qui avaient tout d'abord songé à écouler leur production dans des galeries d'art. Des projets liés à l'architecture se concrétisèrent, les années 1955-1962 suscitèrent dix-huit nouveaux chantiers, à Marseille, à Arles, à Saint Etienne, à Grenoble ou bien dans la banlieue lyonnaise (3). Pour éviter les phénomènes de retrait et les déformations de la céramique, les brisures et les surcoûts, Jean Amado inventa au terme de deux années de tâtonnements un nouveau matériau qu'il appela le cérastone, une technique de montage et d'émaillage effectuée à partir du béton réfractaire, une cuisson à 1.000 degrès, le mélange d'un ciment fondu et de matériaux volcaniques, du sable de porphyre ou bien du basalte et de l'eau.

Le souvenir de Jo Amado

Grâce à de nombreuses commandes publiques ou bien privées, pour la plupart réalisées dans le cadre du 1%, Marseille qui abrite depuis 1988 le Monument Arthur Rimbaud de la Plage du Prado est incontestablement la ville où l'on peut recenser le plus de décors muraux et de sculptures de Jean Amado. Pour sa part, Aix-en-Provence renferme un plus petit nombre de points de repères qui permettent de percevoir directement les évolutions de sa trajectoire, la part de chance que constituèrent les présences dans sa ville natale de personnages comme Emilie Decanis et Fernand Pouillon ainsi que le rôle de sa première épouse.

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Monument Arthur Rimbaud sur la plage du Prado, Marseille.

Jean et Jo officialisèrent leur mariage le 15 décembre 1951. Pour ce qui concerne l'oeuvre de Jo Steenackers-Amado dont il faut évoquer le décès survenu en septembre 1963, deux créations de belles dimensions demeurent visibles dans sa ville d'adoption. Avec le concours de Jean, Jo Amado est l'auteure d'un décor en céramique, abstrait et géométrique dont le bas-relief polychrome fut installé dans le hall du bâtiment de la petite Ecole Grassi, située de l'autre côté du Boulevard Périphérique, en face de la Tour Tourreluque de l'Hôtel des Thermes. A cette oeuvre de bonne facture, il faut ajouter les très fines couleurs d'une manière de chef d'oeuvre, un décor mural récemment identifié par Sylvie Denante. Datables de la fin des années cinquante, masquées selon les saisons par les arbres proches et quelque peu étouffées par le panneau qui la délimite, on aperçoit dans la proximité des débuts de la route d'Avignon, sur la facade d'une villa du n°5 de la rue Joseph d'Arbaud, une composition en relief, des marbrures et des nuances de vert et de blanc, une tige centrale et les feuilles de plusieurs rameaux.

Sentant sa fin prochaine - sa santé s'était grandement altérée - et tout en s'affirmant profondément athée, Jo Amado assumait ses appartenances premières. Elle s'éprouvait intimement solidaire par rapport au monde perpétuellement minoritaire de la diaspora juive. Elle demanda qu'on l'enterre non pas en Belgique, mais à Aix-en-Provence où elle avait été profondément heureuse pendant plus de seize années. Elle fut inhumée dans le triangle de la petite enclave israélite du cimetière Saint Pierre d'Aix-en-Provence. Pour apercevoir sa tombe, à peine visible et difficilement localisable, je me suis rendu par deux fois dans un endroit sobrement silencieux, difficilement oubliable.

Claudie Duhamel-Amado

Quelques saisons plus tard, Jean Amado rencontre Claudie Duhamel qui l'accompagnera jusqu'au soir de sa vie. Née à Roubaix en avril 1937, Claudie lie connaissance avec Jean alors qu'il est âgé de 42 ans. Elle a vécu son enfance au Maroc où son père exerçait le métier d'ingenieur. Les cours qu'elle suit en 1956 à la Faculté des Lettres d'Aix pendant son année de Propédeutique l'ont déterminée à se spécialiser dans le domaine de l'Histoire médievale, Georges Duby est l'enseignant qui décide de sa vocation. Au début des années soixante, elle s'est fortement impliquée dans un réseau de soutien au Fln, un groupe d'une cinquantaine de personnes coordonnées par Jean-Marie Boeglin qui fut secrétaire général du TNP de Villeurbanne. Elle fut emprisonnée et inculpée au terme d'un procés instruit en avril 1961 ; des intellectuels et des enseignants, Jean-Marie Domenach, Jean Lacouture et Pierre Vidal-Naquet sont venus témoigner en sa faveur.

Pendant l'été de 1964, Claudie fait un voyage à Sienne et rédige un mémoire de maîtrise à propos du paysage dans les fresques d'Ambrogio Lorenzetti. Elle épouse Jean Amado le 29 mai 1965. Leur repas de noces se déroule tout près des Platrières, au Relais du Soleil, un modeste restaurant pour lequel, en guise de paiement, Jean Amado livrera un mural ocre rouge, toujours visible en facade sur le bord de la Nationale 7, à l'extérieur d'une maison qui a changé de fonction. Leur enfant se prénomme Emmanuel : il est né le 24 décembre 1967.

Claudie Amado entre au Cnrs. Elle achèvera la rédaction d'une thèse à propos des lignages de l'aristocratie languedocienne du X° au XII° siècle. Sur la couverture de cette thèse, un dessin de Jean Amado est reproduit. Lorsque Georges Duby sera élu en 1969 au Collège de France, elle séjournera souvent à Paris : en compagnie de Guy Lobrichon (4), elle sera chargée d'enregistrer et de transcrire ses cours magistraux et ses séminaires. Depuis la donation effectuée par Andrée Duby, l'Institut pour la Mémoire de l'Edition Contemporaine détient les liasses de transcriptions qu'elle a menées à bien pendant chaque année universitaire, entre novembre et mai. Dans sa vie quotidienne, un second travail qui requiert d'autres formes d'assiduité et de précision l'oblige à toutes sortes de démarches. Parce que Jean Amado évite de s'en charger, Claudie dactylographiera les notes d'intention et les devis des chantiers du sculpteur, se saisira de son téléphone, établira des semainiers et contrôlera une comptabilité trop souvent sujette aux aternoiements  des administrations publiques.

Place des Cardeurs et Vents du Sud.

Au fil des années, avec des bonheurs d'expression et des phases de réception fatalement inégaux - certaines commandes sont étriquées, elles ne donnent pas au créateur les conditions de travail qu'il mérite - plusieurs strates du travail de Jean Amado s'insèrent dans sa ville natale. Il faut continuer de les énumérer, leur recension a été effectuée par Annick Pegouret (3). On sait trop bien, à quel point et pendant trop longtemps, Aix-en-Provence se montra globalement négligente vis-à-vis de Cézanne. A propos d'Amado, on peut, toutes proportions gardées, constater que l'indifférence n'a pas prévalu.

Pour ce qui concerne les disparitions, deux destructions doivent être enregistrées. En 1960 et jusqu'au milieu des années 80, sur la facade du Magasin Arres du 14 de la rue Fabrot, on apercevait un décor d'Amado de petite taille, en béton émaillé blanc et bleu rehaussé de noir. Beaucoup plus grave et parfaitement impitoyable, il faut évoquer la casse définitive à la fin des années 70 - on se garda bien d'avertir Jean Amado qui fut mis devant un fait accompli - des reliefs et des polychromies d'une commande privée, les panneaux d'un double décor mural installés en 1959 à l'intérieur du Bar Le Cintra, 8 Place Jeanne d'Arc. En revanche, en face du Parking Pasteur, au tout début de l'avenue Henri Pontier, on retrouve sur le pilier de l'une des entrées de l'Hôpital d'Aix les lignes et les reliefs bleutés d'un béton émaillé. De bien meilleure venue et parfaitement intacte, il ne faut pas manquer de venir voir la petite fontaine de l'immeuble La Reynarde, installée en 1966 en contrebas de l'avenue Calendal. En 1973, sur la facade du Lycée Vauvenargues, un haut relief fut imaginé pour faire fronton parmi les colonnes du porche d'entrée. Il fut longtemps visible en bordure du boulevard périphérique. Les avatars de cette pièce en acier corten furent multiples : les plaques de ses emboîtements se couvrirent par la suite d'une importante couche de rouille qui nécessita leur dépôt, leur restauration et leur reconstitution à l'intérieur du lycée.

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Aix, la Fontaine de la Place des Cardeurs (1978).

Les deux chefs d'oeuvre de Jean Amado que l'on entrevoit dans le coeur de la vieille ville sont la Fontaine de la Place des Cardeurs (1978) et la petite sculpture qu'on découvre dans le jardin de la Librairie Vents du Sud, un point de fraîcheur et de repos implanté en 1980. L'ocre foncé de cette fontaine en forme de barque avec une coque, un bastingage et de  lourdes voiles - 59 x 53 x 39 cm - fut réalisé lors de l'ouverture de la librairie orchestrée rue Maréchal Joffre par Pierrette Lazergues et Jean Simon. Dans le catalogue de l'exposition du Musée du Vieil Aix "Fontaines d'hier et d'Amado", Francis Finidori a remarquablement transcrit le sens de cette savoureuse commande privée, voulue par un couple de libraires infiniment attachants qui travaillèrent jusqu'en 1973 dans le centre d'Alger : "De l'autre côté de la mer, ils avaient, elle et lui, créé une librairie qu'ils avaient appelé Vents du Sud. Ils y vécurent de nombreuses années puis vint le jour où il fallut rejoindre la terre-mère. Ils chargèrent leur petit voilier de ce qu'ils avaient de plus précieux et se confièrent à ces fameux vent du sud qui les amenèrent sur les côtes toutes proches d'ici. Jean Amado conçut pour eux cette fontaine. Sans doute pour leur rappeler le murmure des fontaines de là-bas".

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Fontaine (1980) - Librairie Vents du Sud.

Deux années auparavant, la municipalité d'Aix-en-Provence avait demandé qu'une fontaine monumentale soit édifiée pour masquer derrière l'Hôtel de Ville les installations d'aération du Parking de la Place des Cardeurs. Cette fontaine connaît actuellement un destin contrasté qui exige un meilleur entretien et de véritables améliorations. Souvent recouverte d'herbes et de mousse - une mousse tenace qui endommage ses surfaces et reverdit continuellement - elle est détestablement masquée par les terrasses des cafés et des restaurants qui  l'environnent. Un vers bien connu d'Eluard est pourtant inscrit dans son entourage, "J'écris ton nom, liberté". Plusieurs photographies, notamment celles qui figurent en couverture et sur les pages de garde du catalogue Amado du Musée de Darmstadt (1979) rappellent ce que furent les merveilleux accents, la note très pure d'une manière de Trastevere en Provence, la convivialité et la fraîcheur des premières années de cette Fontaine. Cette création impliqua les financements croisés de la Ville et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, à l'intérieur de laquelle le Délégué aux Arts Plastiques Olivier Lépine jouait un rôle important.

Sans songer à l'exhaustivité pour ce qui concerne l'entourage aixois de Jean Amado, il ne faut pas manquer d'évoquer la présence quasiment quotidienne dans l'atelier  du sculpteur, pendant quinze années, à partir de janvier 1964 et jusqu'en 1979, d'une forte personnalité, un grand connaisseur des métaux, du travail de la forge et de la soudure, le sculpteur-assembleur Alain Joriot. Quand les êtres ne sont pas normalisés, il arrive que l'un puisse s'associer avec l'autre. Né le 6 mai 1941 à Montélimar, Alain Joriot fut avant une rupture définitive et pendant de longues années, l'assistant de Jean Amado, son "sherpa favori", disait Louis Pons. Dans le domaine de l'art public, plusieurs de ses réalisations hantées par la destruction et la récupération de carcasses d'avion figurent à Salon de Provence, Avignon, Toulouse, Castres et Lyon. Les travaux personnels d'Alain Joriot sont souvent présentés à Aix-en-Provence, Place de l'Archevêché, par la Galerie Regard Contemporain de Patricia Pélissier.

1973 : une exposition dans le jardin du Pavillon de Vendôme.

Pour achever de retracer ce que fut le contexte d'Aix-en-Provence, on peut évaluer la réactivité et les bonnes dispositions dont sut faire preuve sa ville natale. Sans trop de raideur ni d'officialité, avec d'inévitables phases d'éclipse et quelques aternoiements, Aix-en-Provence se sera tout de même montrée capable de commanditer et d'exposer assez fréquemment un artiste qui vivait et travaillait dans sa proximité.

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.Juin-Septembre 1973, catalogue de l'exposition du Pavillon de Vendôme.

Pour partie grâce à la volonté de Pierre Gay, adjoint à la Culture dans la municipalité du sénateur-maire Félix Ciccolini, une présentation des premières sculptures d'Amado fut coproduite à Aix dans le cadre d'une exposition en trois volets qui se déroula dans le courant de l'année 1973. Cette exposition ne fut pas tardive puisqu'elle se programmait trois années après la première exposition parisienne de février 1970, dans la galerie Jeanne Bucher de Jean-François Jaeger. Jean Amado installa ses sculptures dans des espaces décentralisés qui laissent penser que les provinciaux et les provençaux ne furent pas étrangers au succés et au rayonnement de son oeuvre. Son travail fut montré en janvier au Cracap, le Centre national de recherche, d'animation et de création du musée du Creusot, en mars au Musée Fabre de Montpellier et puis enfin, de juin à septembre, en plein air, dans le jardin du Pavillon de Vendôme. A côté de Pierre Gay qui fut longtemps enseignant de français au Lycée Mignet et qui connaissait Jean et Jo Amado dont il avait acheté plusieurs céramiques, le sculpteur aixois avait un fervent supporter et ami en la personne de Charles Nugue, un homme agile de cette époque, le directeur du Centre et du Relais Culturel d'Aix-en-Provence (5). Pendant la première quinzaine de mars 1971, son local de la rue du 11 novembre, proche du Cours Sextius - un espace à l'intérieur duquel je me souviens avoir assisté à des mises en scène de Jerzy Grotowski et de Patrice Chereau - avait accueilli une exposition collective où l'on trouvait, à côté de tapisseries de Lurçat, non loin de lithographies de César, Clavé, Masson et Poliakoff, des sculptures de Jean Amado et des dessins de Louis Pons.

Bien plus importante, permettant de déployer pendant plus de trois mois dans les pelouses et les recoins du jardin du Pavillon de Vendôme une quinzaine de sculptures, l'exposition de l'été 1973 - Gérard Monnier en a conservé des reproductions photographiques in situ -  fut pour de nombreux aixois un moment de révélation et de profonde découverte : la gratuité de l'accés à cette exposition permettait des moments de fréquents retours et de contemplation totalement libre. Ce magnifique déploiement me permit personnellement d'appréhender pour la première fois l'oeuvre d'Amado dont je n'ai plus jamais cessé d'affectionner le parcours. Pour partie transcrite dans un article de La Marseillaise de juin 1973, l'allocution prononcée au moment de l'inauguration par Jean Paliard  indique qu'en dépit de sa complexité, la présence de l'oeuvre de Jean Amado était d'ores et déja comprise et appréciée par les aixois. Jean Paliard était le conseiller municipal chargé de l'Ecole d'Art et des musées : c'était un enseignant de philosophie, un proche ami de Georges Duby ainsi que le fils d'un grand universitaire, Jacques Paliard qui fut l'un des meilleurs disciples de Maurice Blondel. Transcrites par le chroniqueur du quotidien La Marseillaise, les interrogations de Jean Paliard permettent de bien mesurer ce que put être en ces commencements la réception de Jean Amado. Elles créditent précisément les avancées du sculpteur que ses regardeurs aixois estiment à la fois "contemporain" et "étrangement ancien" : "L'inspiration de Jean Amado se nourrit-elle à des sources très anciennes ? Ressuscite-t-elle de mystérieuses époques perdues dans les brouillards du temps ? Est-elle au contraire la préfiguration d'un futur qui se dévoile lentement et nous heurte par sa nouveauté ?"

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Jean Amado dans son Atelier.
Photographie de F. Finidori extraite du catalogue de l'exposition au pavillon Vendôme 1973.

 

Dans cette exposition se trouvaient rassemblées des pièces majeures dont le destin n'est pas inconnu : on y pouvait rencontrer l'un de ses plus immenses chefs d'oeuvre - 186 x 391 x 118 cm - "Roseberg" qui appartient depuis 1980 à la collection du musée de Darmstadt. L'avenir dure longtemps, il est curieux de pouvoir constater que certaines des pièces présentes au Pavillon de Vendôme figurent parmi celles que l'on retrouve trente-cinq années plus tard dans les jardins de l'Atelier de Cézanne ainsi que dans la collection de la famille de l'artiste.  Tel est le cas de sculptures comme "Vaugeisha" (1971), "La Mama" (1972)  et "Le Gardien" (1971).

1997 et 2008 : deux expositions posthumes.

Trop attaché dans ce récit au recueil des faits ainsi qu'aux portraits latéraux de ses proches, je n'ai pas encore trouvé l'occasion de rappeler ce que furent la patience et l'endurance d'une vie vouée à un travail qui admettait très peu de relâche, les qualités humaines de cet artiste de très belle finesse et de grande discrétion. On pourra par ailleurs me  reprocher de n'avoir pas solidement mentionné que dés l'après-guerre et jusqu'au terme, Jean Amado fut fidèle aux idées du Parti Communiste. J'ajouterai que chaque fois que j'ai pu solliciter les témoignages de ses proches, une réponse pour ainsi dire invariable se manifestait pendant les premières minutes de mes entretiens : "On ne pouvait pas ne pas aimer Jean Amado".

 

Les personnes qui l'aperçurent pendant l'été de 1995 se souviennent avec émotion de la longue maladie qui l'emporta, de son courage et de sa fragilité, de ses ultimes plaisanteries et de sa merveilleuse gentillesse. L'un de ses derniers mots fut l'au revoir qu'il adressa à un couple d'amis : "Je vous aime, ne m'oubliez pas !". Sa mort survint le 16 octobre 1995. L'enterrement se déroula en début d'après-midi au cimetière Saint Pierre d'Aix-en-Provence, le vendredi 20 octobre. Plus de deux cents personnes, sa famille et de nombreux amis étaient présents. Pour partie, la cérémonie fut religieuse : en accord avec les deux frères de Jean, Claudie et Emmanuel Amado souhaitaient rappeler l'appartenance des Amado à la communauté juive. Parmi les personnes qui prirent brièvement la parole, à côté de Nerthe Dautier, adjointe à la Culture, figurait Georges Duby.

Présente par ses fontaines, ses sculptures et ses muraux dans maints lieux de l'hexagone, auparavant exposée dans des grands musées français et européens, à la FIAC ainsi qu'à la galerie Jeanne Bucher, l'oeuvre de Jean Amado connait actuellement un destin posthume relativement incertain. On peut souligner le fait que les deux grandes expositions qui ont tenté après son décès de restituer  la trajectoire de cet artiste sont des expositions initialisées à Aix-en-Provence. Réalisée pendant l'été du 15 juillet au 28 septembre 1997, la rétrospective "Jean Amado, 30 ans de sculptures" se déroula dans trois lieux, sous la responsabilité de Michel Bepoix, commissaire d'exposition de la Galerie d'art contemporain du Conseil Général des Bouches du Rhône, de Bruno Ely, conservateur en chef du Pavillon de Vendôme et du Musée des Tapisseries et de Francis Finidori. Cette rétrospective était programmée dans trois lieux : la galerie du 21 bis Cours Mirabeau, le jardin du Pavillon de Vendôme et la salle Zola de la Cité du Livre. Un catalogue fut édité par Actes-Sud. L'une des résultantes de cette exposition fut l'installation à l'intérieur de la Méjanes de deux grandes sculptures d'Amado : "Le Sarconaute" et "Le Pousseur", des pièces actuellement peu visibles qui sont implantées dans un hall, entre le triangle noir d'Angelin Prejlocaj et l'amphithéatre de la Verrière.

Pour l'exposition de l'été 2008, j'avais réuni un comité de travail où l'on retrouve Claudie Amado et son fils Emmanuel, Michel Fraisset, l'adjoint à la Communication de l'Office du Tourisme d'Aix en Provence qui est aussi le responsable de la programmation de l'Atelier Cézanne, avec qui j'ai l'habitude d'organiser des "Parcours d'art dans la ville d'Aix-en-Provence" ainsi qu'Antoine Paoli qui dirige le centre Culturel de la Baume-les-Aix. Pour le démontage et le transport des douze sculptures monumentales qui figurent dans cette exposition, les aides de Sid Hamed Mechtari, Françis Finidori et Serge Darpeix ainsi que le soutien financier de la Ville d'Aix-en-Provence furent essentiels.

Alain PAIRE,  mai 2008.

(1) Une soixantaine de pages dactylographiées, la biographie de Jean Amado que j'ai composée paraîra en complément au catalogue raisonné des sculptures d'Amado rédigé par Françis Finidori.

(2) Avec la sculpture d'Amado intitulée "A la limite", ces deux grandes céramiques des années cinquante étaient présentées lors du colloque et de  l'exposition programmés en septembre et décembre 2008, à propos d'"André Masson / Georges Duby, Arts Plastiques et Sciences Humaines, Aix en Provence, 1948-1968", Centre aixois des Archives Départementales des Bouches du Rhône et Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme.

(3) Dans un travail de Maîtrise d'Histoire de l'Art dirigé par Gérard Monnier et soutenu en 1980, Annick Pegouret a recensé dans le détail les réalisations de Jean Amado. Cet inventaire a été reproduit par Jacqueline Nardini dans les dernières pages du catalogue "Amado/ La Galerie de la mer", édité en 1988 par les Musées de Marseille.

(4) Lors du colloque des 11 et 13 septembre 2008 qui se tiendra à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme d'Aix-en-Provence, Claudie Amado analysait ce que furent les années aixoises, "le grand atelier" de Georges Duby.

(5) Cf l'ouvrage de Charles Nugue consacré au récit de son expérience aixoise, "La Place de la Culture", éd. Gut et Mac, 2001.

Dépliant de l'exposition Jean Amado, Parcours d'art// Aix-en-Provence du 28 mai au dimanche 31 Août 2008

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Pour atteindre à Paris le n° 66 de la rue du Cardinal-Lemoine, il faut en partant de Jussieu gravir doucement une pente qui n'a rien de redoutable. Par la suite,…
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Hans Berger : Paysage, La route blanche, 1909 (Huile sur toile, 46 x60,5 cm) - Collection particulière Il faut tout d'abord évoquer l'histoire de la Fondation Jean Planque, rappeler les…
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janvier 04, 2015

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janvier 03, 2015

Six entretiens, Kamel Daoud, Raymond Depardon, Elias Khoury, Emmanuel Laurentin, Pap Ndiaye et Patrick Boucheron sur la Web-Radio-Zibeline

Kamel Daoud, Marseille, 28 octobre 2014, photographie de Marc Voiry Sur ce lien, on trouvera un entretien réalisé pour la Web-Radio-Zibeline, en compagnie de Kamel Daoud. Lundi 27 octobre, Kamel…
décembre 19, 2014

Édouard Manet Correspondance du siège de Paris et de la Commune 1870-1871

  Guerre civile, 1871, lithographie, 39,7 x 50,8 cm De Manet, on se fait volontiers l’image d’un homme posé et distingué, élégant, dandy à ses heures, « grisonnant avec esprit » comme…
décembre 10, 2014

A propos du Dictionnaire des revues littéraires du XX° siècle, un entretien avec Bruno Curatolo

Cet automne, paraissaient chez Honoré Champion les deux tomes du Dictionnaire des revues littéraires au XX° siècle. J'ai eu la joie de participer à ce dictionnaire dans les notices consacrées…
décembre 06, 2014

La Suisse et Dürer

Albrecht Dürer, La Descente aux limbes, planche14 de La Passion sur cuivre, 1512, burin sur papier vergé, 116 x 75 mm, musée Jenisch, Vevey – Cabinet cantonal des estampes, Fondation William Cuendet & Atelier de Saint-Prex. Cette…
novembre 22, 2014

Un chef-d'oeuvre inconnu : "La Pietà de Pourrières"

Pour La Pietà de Pourrières et le Couvent des Minimes, cf. un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille. A propos de ce tableau et d'une possibilité d'identification de…
novembre 19, 2014

"La Pietà de Pourrières" : une oeuvre du Maître du Fils prodigue

Une seconde version de la Pietà de Pourrières, un triptyque des collections du Wallraf-Richartz Museum de Cologne A propos de La Pietà de Pourrières et du Couvent des Minimes, cf.…
novembre 17, 2014

André Breton et Claude Lévi-Strauss, Marseille/ New York

Portrait d'André Breton, dessin d'André Masson Sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille, cf un film de sept minutes André Breton / Villa Air Bel. Depuis mars 1941 jusqu'au milieu des années…
novembre 08, 2014

Depuis 1966, Jean de Gaspary et le couvent des Minimes de Pourrières

1966, une vue du couvent des Minimes de Pourrières Cf dans le prolongement de cet article, sur ce lien, une chronique de Web-Radio Zibeline.  A propos de La Pietà de Pourrières…
novembre 08, 2014

Automne 1939, Walter Benjamin, dans un camp proche de Nevers

Frédéric Pajak,  exposition Noir et Blanc / Walter Benjamin. Septembre 1939, la seconde guerre mondiale est déclarée. A Paris, des affiches dans les rues, des placards dans les journaux font…
novembre 07, 2014

Germain Nouveau (1851-1920), poète et mendiant

  Germain Nouveau et l'un de ses proches, dans une rue d'Aix-en-Povence, carte postale éditée par Maïté Pin-Dabadie. Le tirage de cette photographie fut effectué un peu après le décès…
novembre 04, 2014

Vincent Bebert, le motif et l'émotion

Bouleau, 2012, encre sur papier, 61 x 46 cm. Vincent Bebert, Peindre à Benediktbeuern, exposition du 7 février au 14 mars 2015. Galerie Prodromus 46, rue Saint-Sébastien 75011 Paris. Ouvert…
septembre 27, 2014

Un nouveau livre sur Eugène Atget

  Eugène Atget, Boutique boulevard de Strasbourg, 1912.   Pour qui a longtemps vécu à Paris, une amitié naturelle naît pour l'œuvre d'Eugène Atget tant cette ville conserve ici et…
septembre 23, 2014

La Bastide du Jas de Bouffan, article dans "La Provence"

Dimanche 21 décembre 2014, sur les pages 2 et 3 du quotidien La Provence, édition d'Aix-en-Provence, j'ai publié deux pages à propos de La bastide du Jas de Bouffan. Serge…
septembre 19, 2014

Aix-en-Provence, Fondation Saint-John Perse, Florian Rodari et les éditions de La Dogana

Pour annoncer une rencontre samedi 22 novembre, à 16 h 30, Cité du Livre d'Aix-en-Provence, 8 rue des Allumettes, un entretien par mail, en compagnie de Florian Rodari.Sur ce lien,…
septembre 12, 2014

"Jean-Baptiste Sécheret Paysages", une exposition au musée de l'Isle-Adam

Jean-Baptiste Sécheret, New York 2011-2012, peinture à la colle sur papier marouflé sur toile, 209×300 cm, collection particulière, Paris. Une exposition consacrée aux paysages de Jean-Baptiste Sécheret, peintre et graveur, est…
août 23, 2014

Un livre déroutant : "Le Dépaysement / Voyages en France" de Jean-Christophe Bailly

Photographie de Jacqueline Salmon parue dans un autre livre de J-C Bailly, "Rimbaud parti", éd. Marval , 2006. Le défi et le pari du livre de Jean-Christophe Bailly, la condition…
juillet 29, 2014

Un livre déconcertant, "Lions" de Hans Blumenberg

Édouard Manet, Portrait de M. Pertuiset, le chasseur de lions, huile sur toile, 150 x 170 cm, São Paulo, musée d'Art Assis Chateaubriand. Le musée de São Paulo conserve un…
juin 30, 2014

Marseille, année 1940 : Stéphane Hessel croise Walter Benjamin et Varian Fry

Stéphane Hessel, à la Cité du Livre d'Aix-en-Provence,automne 2010, photographie de Patrick Bédrines. Publié chez Syllepse en avril 2011, le livre de l'historien aixois Robert Mencherini, le tome 3 de…
juin 22, 2014

Deux pétitions : fermeture sur le Cours Mirabeau de la galerie d'art du Cg 13, censure de la Ville d'Aubagne vis à vis de l'Art Singulier.

Henri Cartier-Bresson : Pierre Bonnard assis, Le Cannet, 1944. L'une des photographies présentée sur le Cours Mirabeau, exposition L'oeuvre photographiée : les ateliers d'artiste de Picasso à Warhol, jusqu'au 21…
juin 14, 2014

Serge Fiorio ... de la tige du noisetier aux neiges éternelles, un article de Gérard Allibert

 Serge Fiorio, Les joueurs de morra, huile sur toile 104 x 116 cm, 1935 (collection privée). - Monte ! D'abord quatre courtes marches qui grimpent raides avec, dans le retrait du…
juin 12, 2014

A propos de Thomas Bernhard

Un recueil de quatre textes publiés par Thomas Bernhard dans les années 1980 vient de paraître en français sous le titre Goethe se mheurt (1). Je songeais à en tirer…
juin 11, 2014

Michel Fixot : une interprétation de la Pietà de Pourrières

A propos de La Pietà de Pourrières et du Couvent des Minimes, cf. un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille. ---------------------------------------------- La composition en triptyque associe une…
juin 01, 2014

Sur Web-Radio-Zibeline, un entretien avec Philippe Pujol, Prix Albert Londres 2014

Marseille, Cours d'Estienne d'Orves, Philippe Pujol (photographie de Marc Voiry). Journaliste localier requis par La Marseillaise pour rendre compte des faits-divers et des problèmes qui surgissent dans les quartiers sensibles,…
mai 27, 2014

Henry Pearlman : portrait rapide d'un collectionneur

Article paru dans La Provence, mercredi 30 juillet 2014. Deux formules pour introduire cet article : "Raconte-moi ta collection, je te dirai qui tu es". Et puis, cette parole de…
mai 17, 2014

Sylvain Gérard / Cinq photographies de Patrick Box

Cinq portraits de Sylvain Gérard par Patrick Box. Fin des années 80, Atelier du Grand Domaine, Boulevard des Dames, Marseille.   Sur ce lien, une chronique à propos de Sylvain…
mai 14, 2014

Revue HIPPOCAMPE, dossier "Chambres et imaginaire"

Pour cette dixième livraison de la revue Hippocampe, une nouvelle organisation en cinq parties (recherches et idées / création / rubriques : traduction, radio, enquête / notes de lecture /…
mai 10, 2014

19 mai, un livre et une exposition Sylvain Gérard, Galerie du Tableau, Marseille

Sylvain Gérard, Faune à la petite chaise, 80 x 100 cm. Fusains et pastels sur papier, 1977. Sur  ce lien, une chronique à propos de Sylvain Gérard, émission de la Web-Radio…
mai 08, 2014

Sylvain Gérard, le 18 ou le 19 octobre 2013

Sylvain Gérard, Le cosmonaute, fusain, 110 x 75 cm.   Sylvain Gérard a choisi de quitter défintitivement le monde des vivants le 18 ou bien le 19 octobre 2013. Il…
avril 28, 2014

Le Pavillon Joseph Sec, interprété par Michel Vovelle et Pierre Donaint

La cour intérieure du Monument Joseph Sec, photographie de Pierre Donaint. Sur ce lien, à propos de Joseph Sec, une chronique Radio-Zibeline. Joseph Sec naquit en 1715. Cet autodidacte du…
avril 27, 2014

Henry Pearlman, une passion pour Soutine

Autoportrait, Chaïm Soutine, collection Henry Pearlman. Article paru dans La Provence, jeudi 24 juillet 2014. Pour découvrir les sept toiles de Soutine qui figurent dans cette collection, il faut aller…
avril 26, 2014

Edgar Degas : "Après le bain, femme s'essuyant"

Article paru dans La Provence, édition d'Aix, mercredi 23 juillet 2014 Sa pose est déconcertante. Son apparition procède d'une très vive sensation. Elle révèle un très fort désir et tout…
avril 25, 2014

"La Diligence de Tarascon" : une toile de Vincent Van Gogh qui voyagea jusqu'en Uruguay

Article paru dans La Provence, édition d'Aix, lundi 21 juillet. Jusqu'en 1950, date de son arrivée dans les bureaux de Manhattan, cette huile sur toile, 72 x 92 cm, était…
avril 24, 2014

Jean Cocteau, un portrait par Modigliani

Article paru dans La Provence, vendredi 25 juillet 2014. On l’aperçoit sur les banderoles du Cours Mirabeau et sur les affiches. Efflanqué, point immédiatement reconnaissable et pas vraiment séduisant -…
avril 24, 2014

Un entretien avec Jean-Christophe Bailly, chez Web-Radio Zibeline

mercredi 1 octobre, Jean-Christophe Bailly donnait au Cipm de la Vieille Charité une lecture de textes de Walter Benjamin et d'Anna Seghers : cette lecture rappelait que "c'est en allemand…
avril 23, 2014

Toulouse-Lautrec : "Messaline", les coulisses d'un opéra

Article paru dans La Provence, dimanche 27 juillet 2014. Chaque fois que c'est possible, Henry Pearlman déploie une stratégie originale. Quand un peintre le requiert, la première toile qu'il achète…
avril 22, 2014

"Jeune femme au chapeau rond", un portrait par Manet

Article paru dans La Provence, samedi 26 juillet 2014. Du vivant de l'artiste, cette toile ne fut jamais exposée. Lorsqu'on la présenta à Londres en 1910, lors d'une exposition imaginée…
avril 14, 2014

Franz Hessel / Walter Benjamin : Camp des Milles, Marseille et Sanary, derniers jours en France

Promenades dans Berlin, autrefois commenté par Jean-Michel Palmier, disponible aux éditions de L'Herne, Sur ce lien, on trouvera une chronique d'A. Paire, un web-document de sept minutes réalisé par la…
avril 14, 2014

Un juste hommage à Raymond Mason

  Raymond Mason devant le groupe sculpté Stupeur, photographie de Martine Franck (2009).   Jusqu'au 9 novembre prochain, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris présente une petite exposition…
avril 09, 2014

Marseille, 27 juillet 1942 : "Le Songe d'une nuit d'été", la Comtesse Lily Pastré

Photographie de Lily Pastré, fin des années 30. A propos de Lily Pastre, sur ce lien, une chronique de sept minutes, sur la Web-Radio Zibeline.   Issue des sphères les…
avril 08, 2014

Rémy Bouder, 1955 - 2014

1936, Manifestation devant le Palais de Justice (photographie du Studio Henry Ely) : l'une des images de l'exposition du Centre aixois des Archives départementales, longtemps rêvée par Rémy Bouder et…
avril 07, 2014

Un grand tableau de Fragonard : "La Fête à Saint-Cloud"

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), La fête à Saint-Cloud, huile sur toile, 2,16 x 3,35 m, Paris, Hôtel de Toulouse, siège de la Banque de France.   Le musée Jacquemart-André, à Paris, présente actuellement, jusqu'au…
avril 07, 2014

1953 - 1969, une amitié : Henry Pearlman et Léo Marchutz.

Sur les murs du bureau d'Henry Pearlman, on reconnait les toiles qu'il possédait : la Diligence de Van Gogh, le portrait de Cocteau par Modigliani, la Citerne de Château Noir…
avril 06, 2014

Zbigniew Herbert : "Nature morte avec bride et mors"

Un livre étrange, dira-t-on, qui n'entre dans aucun genre, - mêlant des notes de voyage, mais sans continuité, des articles d'histoire de l'art, mais sans prétention "scientifique", et de brefs…
avril 02, 2014

Lucien Henry, le seigneur de Forcalquier

Portrait de Lucien Henry, photographie de Patrick Box Il fut l'ami proche, le collectionneur et quelquefois le marchand de Louis Pons, et de Boris Bojnev. Des artistes comme Gilbert Pastor,…
mars 28, 2014

Frédéric Pajak : "Manifeste incertain"

Le titre du livre suggère d'emblée une réflexion. Dans la tradition littéraire, le genre "manifeste" ne saurait être que péremptoire. Pour lancer un mouvement, un auteur leader assène quelques idées…
mars 14, 2014

1937 / 1940 : Max Ernst, à Saint-Martin d'Ardèche et au camp des Milles

Leonora Carrington et Max Ernst (archives Lee Miller) Né en 1891 à Brühl, une petite ville de la province rhénane, Max Ernst s'établit en France en 1921. Sept années auparavant,…
mars 14, 2014

"Au Brûleur de loups", André Breton, Anna Seghers, Jean Malaquais

Quai des Belges, années 50, "Le Brûleur de loups". Une Traction et des Deux Chevaux qui stationnent entre Canebière et rue Bailli de Suffren, devant le numéro 3 du quai des…
mars 06, 2014

Jean Ballard, une vie pour les Cahiers du Sud

Portrait de Joë Bousquet par Hans Bellmer, publié par les Cahiers du Garae / Hésiode, octobre 1987. A propos de l'histoire des Cahiers du Sud, cf cette video, enregistrée au…
mars 04, 2014

Léon-Gabriel Gros, Saint-Jean Baptiste de la poésie

Fin des années trente : à gauche, Léon-Gabriel Gros, en compagnie de Jean Ballard Léon-Gabriel Gros (1905-1985) venait des pourtours de Marseille : il aimait raconter que la profession de…
février 27, 2014

Varian Fry, l'ami américain

Max Ernst, Jacqueline Lamba, André Masson, André Breton et Varian Fry dans les locaux du Cas, 10 février 1941. Dans la plupart des films réalisés à propos du séjour à…
février 19, 2014

Quatre peintres pour Pascal Quignard : Lubin Baugin, Pierre Skira, Jean Rustin et Louis Cordesse

Lubin Baugin, Nature morte à l'échiquier (musée du Louvre). En 1968, Pascal Quignard achevait des études de philosophie à Nanterre. Il abandonna une thèse entreprise sous la direction d'Emmanuel Lévinas…
février 16, 2014

Corot et ses amis peintres, au musée des Beaux-Arts de Carcassonne

Corot, Le beffroi de Douai, 1871, Paris, musée du Louvre. Au musée de la Chartreuse, à Douai, l'exposition Corot dans la lumière du Nord (1) affronte directement une difficulté majeure en accrochant…
janvier 25, 2014

Louis Pons parle de Joë Bousquet et de Gérald Neveu

  Louis Pons a vécu une grande partie de ses années de jeunesse à Marseille. J'ai réalisé en sa compagnie l'entretien qui suit, à propos des Cahiers du Sud, en juillet…
janvier 19, 2014

A la perspective manquante. Lettre à Pierre Michon

J'ai eu beau me dire que le roi vient quand il veut*, me répéter qu'aux marches du (Petit) Palais, la littérature a tant d'amoureux qu'elle ne sait lequel prendre, je…
janvier 18, 2014

Sylvain Itkine, "Diable écarlate" et "Croque-Fruits", 1908-1944

Sylvain Itkine, Jacques Herold, Aube et André Breton, Villa Air Bel, hiver 1941, la corvée de bois (archives Aube Breton). Il était né à Paris en décembre 1908. Ami d'Eluard…
janvier 05, 2014

Janvier 2014 : Achille Emperaire au Jas de Bouffan, Marseille années 40 aux Grandes Tables de la Friche, Radio Zibeline

Cézanne, La Maison du Jas de Bouffan, 1876-1878, collection privée. La galerie du 30 rue du Puits Neuf a définitivement fermé ses portes mardi 31 décembre 2013. Son site internet…
décembre 01, 2013

"Un petit cabanon", deux complices pour un film FR 3 : Pierre Meynadier et Pascal Verbena

Une séquence qu'il ne faut pas manquer : Un petit cabanon / Histoire vraie d'un combat provençal, film de 52 minutes réalisé par Pierre Meynadier, est diffusé jusqu'au 15 janvier…
novembre 25, 2013

Georges de La Tour chez lui

Georges de La Tour, Saint Jérôme lisant, vers 1627-1629, Madrid, musée du Prado. À un moment où les grandes expositions parisiennes occupent le devant de la scène, il faut se réjouir…
novembre 24, 2013

Jean Rolin / D'Ormuz les parenthèses

/> "(Wax, afin d'étoffer le récit de son exploit qu'il me souhaitait voir écrire, m'avait suggéré de répertorier, lors de mes repérages, toutes les créatures et tous les objets, depuis…
novembre 06, 2013

5 Juin 1912, Germain Nouveau envoie une carte postale à Ernest Delahaye

A propos de Germain Nouveau, cf un film de sept minutes, sur ce lien, chaîne Mativi-Marseille. Sur cet autre lien, article Germain Nouveau, poète et mendiant.------------------------------------------------------- Juin 1912. Depuis septembre…
octobre 20, 2013

Retour sur Morandi : l'exposition à Bruxelles

Autoportrait, 1924, huile sur toile, 53 x 44 cm, Florence, musée des Offices. Entrant dans l'exposition[1], on est accueilli par le bel Autoportrait du peintre âgé de trente-quatre ans[2], dont le caractère…
octobre 19, 2013

L'exposition Courbet - Cézanne, au musée Gustave Courbet, à Ornans

Gustave Courbet, Environs d'Ornans. 1872, Budapest, musée des Beaux-Arts. Les expositions qui mettent en regard les œuvres de deux peintres majeurs ˗ comme Millet - Van Gogh, au musée d'Orsay en…
octobre 02, 2013

Wols, apatride : Les Milles, Cassis, Dieulefit

Auto-portrait de Wols, 1936. Wols est né à Berlin le 27 mai 1913. Son milieu familial est cultivé et aisé, ses parents auraient aimé qu'il devienne chef d'orchestre. Jean-Sébastien Bach…
septembre 28, 2013

Le pasteur Henri Manen : au Camp des Milles, "un Juste parmi les Nations"

9 août 1942, le manuscrit du Journal d'Henri Manen (archives famille Manen). Spécialisées dans la publication des écrits du monde protestant, les éditions Ampelos d'Eric Peyrard ont publié en juillet…
septembre 04, 2013

Hans Bellmer, dans les briques et la poussière du camp des Milles

Portrait de Ferdinand Springer par Hans Bellmer A propos de l'exposition Hans Bellmer et les peintres inconnus du camp des Milles, SUR CE LIEN, on peut visionner une séquence de…
août 27, 2013

L'art du littoral

D'inauguration en inauguration, Marseille n'en finissait plus de parachuter de nouveaux édifices sur son bitume, notamment au Vieux-Port ou non loin. On l'oublie un peu facilement, les nouveaux bâtiments font…
août 26, 2013

Passage à Dieulefit, "En attendant la liberté" : Wols, Henri-Pierre Roché et galerie Artenostrum

Ivan Theimer, Poet-Laval, 1971-72, Huile sur toile, 100 X 81 cm. Exposition Le pays des deux lumières, galerie Artenostrum 2012. Après beaucoup d'années sans reconnaissances précises, des recherches et des…
août 10, 2013

"Sous la ville rouge" et autres textes de René Frégni, chronique de Gérard Allibert

Frères humains qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurciz, Car, se pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tost de vous merciz François Villon Un…
août 06, 2013

1928-1950, Max Ernst et Joë Bousquet

 Dans la chambre de Joë Bousquet, février 1946, photographie de Loleh Bellon Max Ernst (1896-1976) et Joë Bousquet (1897-1950) se rencontrèrent et se lièrent d'amitié pendant la fin des années…
juillet 29, 2013

Léo Marchutz aux Milles : le choix du silence

Léo Marchutz au Chateau-Noir, 1936 (photo archives famille Marchutz). Evoquant les cas spécifiques de plusieurs artistes qui furent internés aux Milles, Laurence Bertrand Dorléac observait qu'ils "n'inventèrent pas un style…
juillet 13, 2013

"La louve de l'hiver" : les neuf premiers livres de Thierry Bouchard

Un collage de Thierry Bouchard pour accompagner Les maisons de feuillage, poème de Jean Malrieu. À reprendre ces petits, très petits livres pour la plupart, c’est un étrange vertige qui…
juillet 06, 2013

Thierry Bouchard, éditeur et poète, 1954 - 2008

Thierry Bouchard, milieu des années 1970 (photo. archives de la famille). Il était né à Beaune, le 27 février 1954. Entre Dijon, Arc-et-Senans et Dôle, Thierry Bouchard vécut la quasi-totalité…
juin 29, 2013

Photographies, textes et documents : Yves Jeanmougin accompagne la "Mémoire du camp des Milles"

L'ancienne tuilerie avait totalement arrêté ses activités en 2006. Son inauguration et son ouverture officielle qui s'effectuèrent en septembre 2012 l'ont rappelé, le Site-Mémorial du camp des Milles poursuit sa…
juin 29, 2013

Des murs et des toiles : "Carousel" de Tom Young

Twenty years, toile de Tom Young. Autant que d'autres villes mais peut-être plus douloureusement que certaines, Beyrouth a sur ses murs les traces de son histoire et les traces de…
juin 14, 2013

Vendredi 14 juin, samedi 15 juin, "Marseille-Transit", deux rencontres du MuCEM

Marseille-Transit, deux rencontres à l'initiative du MuCEM de Marseille et de Thierry Fabre. Entrée libre et gratuite. vendredi 14 juin, 18 h 30, sur la terrasse du Fort Saint-Jean :…
juin 13, 2013

"Marseille-Transit" revisité par Radio-Grenouille

Angelus novus, l'aquarelle de Paul Klee qui appartenait à Walter Benjamin. Gershom Sholem en fit don au musée de Jérusalem. Un communiqué de Radio-Grenouille. Autour de 1940, Marseille est la…
mai 12, 2013

1942 / 1943 : Jean Moulin rencontre Matisse et Bonnard

22 rue de France à Nice, l'ancienne plaque commémorative qui vient d'être remplacée. Samedi 9 février 2013, 22 rue de France à Nice, dans la proximité du Palais de la…
mai 11, 2013

Une nouvelle lecture du "Radeau de la Méduse" par Jérôme Thélot

Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse, partie centrale du tableau, Paris, musée du Louvre. Comme il est probable qu'une petite exposition regroupant quelques dizaines d'œoeuvres choisies apprenne davantage sur…
mai 05, 2013

"Le Temps de la marche" : photographies d'Eric Bourret, texte de Pierre Parlant

Le Centre aixois des Archives départementales des Bouches-du-Rhône expose actuellement des photographies d'Éric Bourret. Le Temps de la marche - c'est le titre de cette très belle exposition - réunit…
avril 09, 2013

Avril-Juin 1940 : le peintre Henry Gowa à Lambesc et au camp de Saint-Nicolas

La Marche de Saint-Nicolas, peinture d'Henry Gowa, 27 juin 1940. Cette histoire est faite de bribes : des échos lointains, de rares images, des documents administratifs, des chercheurs et des…
avril 07, 2013

Liliane Giraudon et Jean-Jacques Viton : "Banana Split", "If" et "Diem perdidi"

Liliane Giraudon et Jean-Jacques Viton, photographie de Corinne Mercadier. Voici plus de vingt ans, au terme du lundi 17 décembre 1990, Bernard Plasse qui venait de créer l'association "Diem Perdidi"…
avril 03, 2013

Jusqu'au 29 septembre, Raymond Reynaud, un artiste de la Neuve Invention chez Marseille-Provence 2013

Raymond Reynaud, à La Peyronnette, près de Senas (photo Jean Bernard). Il était né à Salon-de-Provence le 8 octobre 1920. Sa ville natale ainsi que l'association des amis de Raymond…
avril 01, 2013

Forcalquier, Centre d'art Boris Bojnev : l'univers singulier de Katia Botkine, texte de Gérard Allibert

Katia Botkine : "Double-face". J'ai un jour entendu Angelin Preljocaj raconter joliment (et donc inventer un peu) qu'il tenait sa vocation de danseur (et peut-être son prénom ... mais là…
mars 20, 2013

Sébastien Grall (1954-2013) : depuis les Milles, le cinéaste du "Train de la liberté"

C'était au lendemain de l'exposition des Peintres inconnus du Camp des Milles programmée en mars 2012 en compagnie de l'Association des Philatélistes du pays d'Aix. Sébastien Grall avait été averti…
mars 05, 2013

Du 12 au 15 septembre, exposition d'Annick Pegouret

Exposition chez Emmanuelle Cescosse, 10 rue du Cancel, Aix-en-Provence, du jeudi 12 au dimanche 15 septembre, de 18 h à 21 H. A propos d'Annick Pegouret, d'autres renseignements sur ce…
février 12, 2013

"La plus vieille énigme de l'Humanité", un livre de Bertrand David et Jean-Jacques Lefrère

Panneau des lions, (détail) grotte Chauvet, Ardèche. Un livre fondamental sur les peintures préhistoriques vient de paraître, dont il importe de parler car – et c’est là le premier intérêt…
janvier 18, 2013

1937-1945 : Ferdinand Springer, entre New-York, Grasse, Les Milles et la Suisse.

Ferdinand Springer, à Forcalquier, 1940.Le Site-Mémorial du Camp des Milles programme du 13 juillet au 8 septembre 2013 une exposition consacrée à la trajectoire de Ferdinand Springer. Peintre et graveur,…
décembre 29, 2012

Edmonde Charles-Roux et Jean Ely, les premières années du Festival d'Aix en Provence

Pendant l'été 2008, une exposition de photographies visible au Pavillon de Vendôme d'Aix en Provence et un catalogue édité par Actes-Sud approfondissaient les souvenirs des premiers spectateurs du Festival d'Art…
novembre 10, 2012

Jean-Louis Marcos

Jean-Louis Marcos, vernissage de Georges Guye, 30 rue du Puits Neuf, 29 novembre 2007. Il y avait en lui quelque chose de perpétuellement mobile : Jean-Louis était intrinsèquement mince, on…
octobre 10, 2012

CHAISSAC / MOUGIN, une correspondance

Il faut donner aux hommes conscience de leur valeur. Gaston Chaissac   La correspondance Chaissac / Mougin, cinquante-huitième livraison de la revue TRAVERS,  est un événement  qui se présente sous une forme…
août 09, 2012

Les sculptures de Dominique Périer, texte de Gérard Allibert

Solitude, sculpture de Dominique Périer. Sur son site qu'on peut consulter sur ce lien, voici comment Dominique Périer présente son travail : "Depuis quelques années, j'arpente la rivière qui passe…
août 03, 2012

André Dimanche, éditeur depuis 1978

La page de couverture de "Marseille-New York", un livre de Bernard Noël à propos des surréalistes et des années 40. Il vit à Marseille depuis toujours. Les premiers livres qu'il…
juin 21, 2012

Jean-Jacques Viton / Jean Perdrizet, table traçante

Planche de Jean Perdrizet, cliché galerie Christian Brest. Du 29 juin au 29 octobre 2012, grâce aux donations de Jean-Jacques Viton et du Docteur Christian Costard, une exposition du musée…
mai 03, 2012

Gérard Allibert : "Au revoir, Pierre Magnan".

Pierre Magnan, le 2 mars 2012 (photographie de Jack Meurant). Pierre Magnan vient de nous quitter ce 28 avril 2012 dans sa quatre-vingt-neuvième année. Il était l'ultime héritier d'une tontine…
mai 02, 2012

Antoine Raybaud, Aix-en-Provence et Genève

Antoine Raybaud, Marseille, été 2011,photographie de Sylviane Dupuis. Depuis 1966 et jusqu'à la fin du siècle dernier, à la faculté des Lettres d'Aix-en-Provence, et puis  à l'université de Genève, Antoine…
avril 30, 2012

Picasso à l'oeuvre dans l'objectif de David Douglas Duncan

D. D. Duncan, Le premier trait. Cannes, villa La Californie, été 1957 Ce sont deux Genevoises, elles sont jeunes, gaies, pas prétentieuses pour un sou, entreprenantes. La première, Stéphanie Ansari,…
avril 13, 2012

Anne-Laure Fink : un texte d'Annick Pegouret

Anne-Laure Fink sera présente sur le stand Gudgi du Salon Sm'art du 2 au 6 mai 2013. Elle présentera une sélection de ses travaux pour lesquels Annick Pegouret a rédigé…
mars 18, 2012

Hans Bellmer et les inconnus du camp des Milles : les découvertes des philatélistes aixois

Au camp des Milles (archives André Fontaine). A propos de cette exposition, SUR CE LIEN, on peut visionner une séquence de quatre minutes de la chaîne MATIVI-Marseille... Il faut inlassablement…
février 25, 2012

Camp des Milles : Hans Bellmer, Max Ernst, Werner Laves, les nouvelles découvertes des philatélistes aixois

Couverture du Cahier d'Art Max Ernst, 1937Il y eut d'abord, en mars 2012, rue du Puits Neuf, l'exposition Hans Bellmer et les peintres inconnus du camp des Milles qui fut composée…
janvier 17, 2012

La troisième vie de Jacqueline Lamba

Jacqueline Lamba et André Breton, photographie de Claude Cahun et couverture du livre. Entre 1934 et 1942, Jacqueline Lamba fut la compagne d'André Breton. Man Ray la photographia lumineuse et…
janvier 15, 2012

"Abbottabad" : une pièce d'Huang Yong Ping dans un hôtel particulier d'Aix-en-Provence

Abbottabad 2012, terre cuite et plantes, 52 rue Cardinale, Aix-en-Provence On peut déja l'affirmer, l'apparition dans un lieu beaucoup trop discret d'Abbottabad, une oeuvre de l'artiste chinois Huang Yong Ping,…
janvier 13, 2012

François Aubrun, entre Château-Noir et Tholonet : le peintre de Saint-Joseph

François Aubrun, huile sur toile, 130 x 97 cm Né à Boulogne-Billancourt en 1934, François Aubrun découvrit Aix-en-Provence en 1949, à la faveur d'un voyage effectué en compagnie de son…
janvier 01, 2012

Léon Claude Vénézia : Raymond Moralès, disparition ou bien renaissance ?

Raymond Moralès, 1977 (photographie de Claude Vénézia) Les automobilistes qui passent depuis des années dans la zone industrielle de Port de Bouc, en bordure de nationale, ont certainement remarqué le musée…
novembre 29, 2011

Une rencontre autour de Pierre Guerre, deux conférences d'Alain Paire

Statue féminine Dan, collection Pierre Guerre.Trois rendez-vous. Jeudi 6 décembre, un débat avec Alain Vidal-Naquet à propos de Pierre Guerre à la BMVR, Bibliothèque de l'Alcazar de Marseille. Mardi 27…
septembre 23, 2011

Visite du Site-Mémorial des Milles : premières impressions

Elle est pour partie masquée, on la devine à l'extrême bout des maisons basses de la grande rue qui traverse le village. La Tuilerie des Milles émerge progressivement, il faut…
juillet 29, 2011

Deux interprètes pour Marsiho/ Suarès : Louis Jou et Philippe Caubère

Détail d'un hors-texte de Louis Jou, une rue du Panier pour Marsiho. André Suarès naquit à Marseile le 12 juin 1868. Sa famille habitait au 91 de la rue Saint-Jacques,…
juin 12, 2011

Pietro Sarto, peintre-graveur

Pietro Sarto n'est pas connu en France, sinon dans le milieu des personnes qui s'intéressent à la gravure. Il n'y a d'ailleurs jamais bénéficié d'une exposition personnelle et l'on pourrait…
juin 10, 2011

Jacques Hérold, 1910-1987

Jacques Hérold chez les Croque-Fruits, 1941 (copyright succession Hérold). Jacques Hérold naquit dans la ville de Piatra en Roumanie, le 10 octobre 1910. L'exil loin de son pays natal dés…
mai 15, 2011

Claude Garache au musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Coeuvrine, 1991, huile sur toile 92 x 73 cm Dans une salle du musée d’Art moderne de la Ville de Paris se tient en ce moment et jusqu’au 24 juin…
février 23, 2011

Wols au camp des Milles : le contrepoint de Christian Martin-Galtier

L'étoile rouge, aquarelle sur carton de Christian Martin-Galtier composée en hommage à Wols. A propos de cette exposition Hans Bellmer et les peintres inconnus du camp des Milles, SUR CE…
février 06, 2011

Raymond Mason, piéton de Paris

Raymond Mason, 2005 Pour entrer dans l’église Saint-Eustache, le mieux est de la longer et d’emprunter la petite porte qui donne tout de suite dans le déambulatoire. Et tout de…
janvier 26, 2011

Les trois Wyeth au Mona Bismarck-American Center

André Wyeth, Nogeeshik, 1972, détrempe sur panneau, collection privée. À Paris, la multiplicité et la simultanéité de grandes expositions prestigieuses font parfois oublier ou négliger fâcheusement certaines autres plus petites,…
janvier 13, 2011

Pierre Guerre (1910-1978) : Arts premiers et poésie

Portrait de Pierre Guerre, vers 1930 (archives de la famille). Vendredi 6 janvier, Fondation Saint John Perse de la Bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence, début de l'exposition "Pierre Guerre". Vendredi 20 janvier…
janvier 12, 2011

"Turquoise" : Olivier Bramanti et Frédéric Debomy au Rwanda

La légende veut qu’Alberto Breccia (Montevideo 1910- Buenos Aires 1993) et son fils aient caché sous terre les pages de sa biographie de Che Guevara pour échapper aux mains du…
septembre 26, 2010

Cardenio, entre Shakespeare et Cervantès : un livre-enquête de Roger Chartier

"Cardenio atttaque Don Quichotte", gravure pour l'édition du Don Quichotte de Diego Clemencin (1833) La rêverie commence avant même que l’on ait ouvert le livre, par la force suggestive des…
septembre 25, 2010

Hommage à Jean-Marie Sorgue, un parcours dans la ville, 14 septembre / 16 octobre 2010

Portrait de J-M Sorgue, copyright Jean Pecoul.[+] Agrandir l'image. Né dans un village du Vaucluse en 1924, Jean-Marie Sorgue s'est éteint le 8 avril 2010 à l'âge de 86 ans.…
septembre 16, 2010

A Rodez, les dessins de Louis Pons.

"Sans titre" 1965, plume et encre de Chine sur papier, 51 x 61 cm (Musée d'art moderne de Céret). Louis Pons a souvent été salué par les critiques d'art, les…
septembre 01, 2010

Pierre Alechinsky au musée Granet / Les ateliers du Midi

"Sauve qui peut", gravure d'Alechinsky, 2009. Format 76 x 70 cm. Réalisé par Daniel Abadie, ce rassemblement des travaux sudistes de Pierre Alechinsky prend immédiatement rang parmi les plus belles…
août 24, 2010

A Grignan, les trente ans des éditions de La Dogana

Philippe Denis et Florian Rodari au château de Grignan (photographie de Florence Laude). Ce samedi 3 septembre 2011, nous avions primitivement prévu de venir écouter dans une salle du château…
juillet 24, 2010

Vincent Bioulès à Paris, ici et là

"Méaulx, novembre 1899, hommage à Léon Bouyer" Huile sur toile, 195 x 130 cm, Galerie Vieille-du-Temple. Dans les expositions que deux galeries parisiennes consacrent simultanément, jusqu’aux 11 et 24 juillet…
juillet 17, 2010

Christophe Veyrier, dans le sillage de Pierre Puget

"Buste de Pierre Puget", terre cuite de Christophe Veyrier, collection du musée Granet. L'arbre généalogique de la famille Veyrier prend ses racines entre Saint Maximin et Aix-en-Provence, à Trets dans…
juillet 05, 2010

Vauvenargues, le château de Picasso

La face ouest du château de Vauvenargues, vue prise de la D 10. Disponible en librairie, diffusion Pollen un livre d'Alain Paire, "Pablo Picasso à Vauvenargues / Le grand atelier…
mars 21, 2010

A Lodève, les Paysages du Sud de Vincent Bioulès

"Face nord" Sainte Victoire, fusain et pastel, 2009, 80 x 120 cm, (photo J-C Carbone). Cette exposition hivernale magnifiquement orchestrée par Maïté Vallès-Bled réunissait principalement des huiles sur toiles produites…
mars 20, 2010

"Pablo Picasso à Vauvenargues/ Le grand atelier de la Sainte-Victoire", éditions Images en manoeuvres

Couverture du livre : portrait de Pablo et Jacqueline par Douglas David Duncan. "Pablo Picasso à Vauvenargues / Le grand atelier de la Sainte-Victoire", texte d'Alain Paire, photographies de Marcel…
janvier 27, 2010

In memoriam Gérard Drouillet

Portrait de Gérard Drouillet (photo X, droits réservés) Gérard Drouillet nous a quittés samedi 25 juin 2011. Après transfert depuis sa maison d'Eygalières, ses obsèques se sont déroulées au cimetière…
janvier 25, 2010

Le site de la galerie, chiffres et fréquentation

Inauguré en décembre 2007, le site de la galerie se développe depuis sept ans. Pour retracer son histoire, il faut invoquer l'apport de son webmaster, le photographe Gilles Hutchinson. Pendant…
août 10, 2009

Alain Fleischer, en salle Labrouste : "Le rêve, ou bien la nuit du lecteur"

23 octobre 2009, soir d'inauguration : la salle Henri Labrouste de la Bibliothèque Richelieu. Jusqu'à fin janvier 2010, la salle Labrouste du site Richelieu de la Bibliothèque Nationale accueillait sous…
janvier 29, 2009

Monticelli et Van Gogh

"Nature morte au citron, oursin et vase" de Monticelli (collection particulière). Adolphe Monticelli est injustement méconnu. Il quitta le monde des vivants à  l'âge de 62 ans, le 29 juin…
janvier 22, 2009

Les dessins de Jean-Antoine Constantin / Musée Granet, Aix-en-Provence

"Autoportrait de Constantin" huile sur bois, 28 x 23 cm, copyright musée Granet. En 1860, dans un périodique qui s'intitulait "Le Plutarque marseillais", Adolphe Meyer témoignait clairement de ce que…
janvier 15, 2009

Pierre Jean Jouve / Léo Marchutz : "une race d'artistes presque disparue, celle de Delacroix qui n'était jamais content"

Léo Marchutz, sur les pentes du Chateau-Noir, près de sa cabane-atelier (fonds Antony Marchutz, droits réservés) Pierre Jean Jouve et Léo Marchutz se rencontrèrent au début des années cinquante du…
janvier 02, 2009

Réouverture de La Touriale, exposition de Mela

Jean Puech à La Touriale, fin des années 60 (photo Henri Estrayer, dr) Un flash-back, des retrouvailles et des persistances : le 10 décembre 1966, Jean Puech inaugurait au 211…
octobre 13, 2008

Les Chroniques aixoises d'Hubert Knapp et Jean-Claude Bringuier

Paul Roubaud en conversation avec une étudiante américaine, photo du film de J-C Bringuier/ Ina par Jean Ely. Dans l'exposition du Centre aixois des archives départementales, parmi les documents, photographies,…
octobre 12, 2008

André Masson et Georges Duby /Arts plastiques et Sciences humaines, Aix en Provence 1948/1968

Exposition (du 12 septembre au 20 décembre) et colloque (11, 12 et 13 septembre 2008) Les arts plastiques et les Sciences humaines, Aix en Provence 1948/1968. Centre aixois des archives…
août 25, 2008

Jean-Marie Sorgue, fragments d'une autobiographie

Jean-Marie Sorgue, automne 2009, copyright Jean Pecoul.. Cette autobiographie de Jean-Marie Sorgue figure en pages 91 / 219 du catalogue "Sorgue / un artiste / une donation" édité en 2004…
février 03, 2008

Colloque Jean Malaquais à Paris, les 30 et 31 mai

Quatre portraits de Jean Malaquais. Une "carte postale" qu'on peut se procurer sur le site "Planète Malaquais". Vendredi 30 mai, samedi 31 mai, colloque Jean Malaquais, à Paris, Maison de…
février 02, 2008

Barthelemy d'Eyck, Le Maître de l'Annonciation d'Aix

"Buste reliquaire de Saint Remy, XVII° siècle" On l'appelle "Le Maître de l'Annonciation d'Aix". Barthelemy d'Eyck fut longtemps quelqu'un d'insaisissable. Un être de papier, principalement repérable sur des actes notariés.…
janvier 17, 2008

"Chansons pour Saskia" un livre de Dominique Fourcade

Dominique Fourcade, photographie de Jean-Marc De Samie 27 feuillets imprimés et numérotés en juin 2007 chez Chandeigne , depuis une rue qui s'appelle Tournefort. Des fragments rassemblés à propos d'une…
décembre 15, 2007

La Légende de Saint Mitre

Nicolas Froment. La Légende de saint Mitre. Huile sur panneau de peuplier 160 x 157 cm vers 1470-1475. Cathédrale Saint-Sauveur à Aix-en-Provence. Classé monument historique le 21 octobre 1903. En…

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