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Alain Paire : Grâce au soutien de la Communauté du Pays d'Aix, en accord avec la Ville d'Aix-en-Provence et Bruno Ely, le directeur du musée Granet, mardi 21 mai 2013, tu auras la joie d'inaugurer dans la chapelle des Pénitents Blancs, les espaces permanents qui permettront de déployer l'essentiel de la collection Jean Planque. Un travail colossal s'accomplit, un calendrier complexe est honoré. Deux années après l'exposition de la collection au musée Granet, voici que se concrétise son implantation dans le paysage des institutions aixoises.

Je voudrais tout d'abord que tu évoques ce nouveau lieu, la Chapelle des Pénitents blancs. Pendant quelques mois,  il fut question de fusionner la collection de Jean Planque et celle d'un autre grand collectionneur, Philippe Meyer ; cette première intention fut abandonnée. C'est exclusivement la collection de Jean Planque qui sera visible. La chapelle de la rue du Maréchal Joffre est un espace ancien, avec des contraintes historiques tout à fait légitimes : cet endroit n'était pas aisément modulable. Avec Bruno Ely et l'architecte responsable des aménagements, vous avez effectué des choix, vous avez des partis pris. Quelles sont les solutions que vous avez adoptées, comment se fera la visite de la collection ?

Florian Rodari : Il faut avouer que les institutions aixoises ont été particulièrement efficaces en l’occurrence. Trouver, transférer de la Ville d’Aix-en-Provence à la CPA, restaurer et réhabiliter en espaces d’exposition un tel monument, en moins de deux ans, tient de l’exploit. Certes, il n’est pas évident d’oublier la fonction première de ce lieu. Son architecture impose une lecture de l’espace qu’il n’était pas facile d’adapter à une muséographie. L’architecte du bâtiment et, surtout, le scénographe se sont employés malgré une grand nombre de contraintes à rendre possible cette cohabitation de l’histoire. Pour l’accrochage, nous avons fait le choix de la sobriété, résolument, afin de donner beaucoup de champ aux œuvres et de permettre au visiteur de mieux appréhender les affinités qui lient entre eux les artistes collectionnés par Jean Planque.

chapelle Penitents blancs

Place Jean Boyer, au bout de la rue du Maréchal Joffre, la Chapelle des Pénitents Blancs, la nouvelle demeure de la collection de Jean Planque (photo CPA).

L’absence de la collection Philippe Meyer est regrettable, mais elle a aussi simplifié notre travail dans la mesure où nous avons pu mieux mettre en valeur la qualité du regard unique de Jean Planque. Cela dit, la très belle surprise de cet espace est la lumière qui y règne. Douce, blonde, ses changements au cours de la journée et des conditions extérieures rendent ces espaces vivants sans pour autant altérer la vision. Rien n’est plus dommageable à la peinture que de la séparer de ces mouvements dans lesquels elle est née. Les tableaux que l’on expose en cave dépérissent. Il suffit de songer aux salles du musée Klee de Berne, leur exil sous terre me paraît une aberration…

Tu publies pour le 21 mai 2013 aux éditions de "La Dogana" dont tu es l'un des trois animateurs, un petit volume à propos de cette installation de la collection Jean Planque. Je connais une grande partie des textes qui composent cet ouvrage. Mais j'aimerais que tu récapitules pour nous ce que sera cette publication et puis qu'une fois de plus, tu nous réexpliques pour quelles bonnes raisons, le choix d'Aix-en-Provence était l'un des meilleurs choix possibles pour les tableaux de Jean Planque ! Le titre que tu as choisi pour cette publication affirme qu'il s'agit "d'un rêve exaucé".

Il était important pour moi de rappeler que c’est Planque lui-même – autant que la Fondation qu’il a créée ou nos partenaires de la CPA – qui nous a conduits à Aix. Rarement dans ma vie, je me suis senti à ce point mû par une force extérieure au cours de ces années qui nous ont mené de l’échec lausannois, fin 2008, à la solution qui nous permet aujourd’hui de combler le vœu, émis il y a plus de soixante ans par le collectionneur, de rejoindre le pays d’Aix. Jean semblait me pousser dans le dos sans que je m’en rende compte … Car, tout de même, quel concours de circonstances ! A peine avions-nous décidé de reprendre notre liberté vis-à-vis des institutions vaudoises, que l’offre d’une collaboration avec le Musée Granet surgissait : à l’occasion de l’exposition Picasso/Cézanne organisée à Aix en 2009, son concepteur, Bruno Ely, me donnait la possibilité d’évoquer dans le catalogue les intérêts communs qui avaient uni Jean Planque à Picasso et à Cézanne. Aussitôt, Catherine Hutin, la fille de Jacqueline Picasso – qui, cet été-là, avait décidé d’ouvrir le château au public – me proposait de déposer tout ou partie de la collection à Vauvenargues. Même si la chose s’est vite avérée impossible, je fus touché de constater que le modeste Planque avait été aimé au point que l’on souhaite l’associer à la vie de famille … !  Je crois que c’est là l’un des plus beaux cadeaux qu’on pouvait lui faire.

Une visite à Puyloubier, où Planque avait vécu quatre ans belles années en 1948 et 1952, dans une petite ferme distante à vol d’oiseau d’à peine cinq kilomètres du château de Vauvenargues, acheva de me convaincre et me conduisit à en parler à Bruno Ely, pour lui demander si le musée Granet serait en mesure de nous accueillir, puisque nous cherchions désormais un lieu où déposer notre collection. Bruno fut aussitôt enthousiaste et sut convaincre les autorités aixoises de se mettre sur les rangs. Nous rééxaminâmes la vie de Jean Planque, notamment ces quatre ans qu’il avait passés au pied de la Sainte-Victoire. Nous reprîmes sa correspondance de l’époque avec Louis Malbos, le conservateur d’alors, pour nous apercevoir qu’elle était parsemée de déclarations d’amour non seulement à Cézanne – cela nous le savions déjà –, mais à la Provence, au Pays d’Aix où Jean Planque avait souhaité un moment, semble-t-il, acquérir un cabanon … Tout s’enchaînait donc. La grande réactivité de la CPA, la générosité de ses propositions faisaient le reste. J’ai pensé utile de rappeler ces faits et les circonstances dans lesquelles le rêve fou qui fut celui de Jean Planque de son vivant – mais auquel, dans sa profonde modestie, il ne pouvait croire – a été aujourd’hui effectivement « exaucé »…

Chapelle des Pénitents blancs, travaux

Chapelle des Pénitents blancs, travaux

Le chantier de la Chapelle des Pénitents blancs, photographies CPA, droits réservés.

L'avenir de la Fondation Jean Planque ne se résume pas à cette implantation pour les quinze années qui viennent. Rien ne sera statique, une rotation de la collection est envisagée ; dans la mezzanine, un espace sera dévolu à la présentation de nouveaux dossiers qui constitueront une exposition dans l'exposition. Quelle serait la programmation que tu envisages pour les prochaines années ?

Sans prétendre nous substituer en quoi que ce soit à l’« œil de Planque », qui demeure unique, nous souhaitons que la Fondation puisse rester active. Jean Planque était un homme qui aimait échafauder des projets, il souhaitait faire connaître aux autres les peintres qu’il aimait, il a continué jusqu’à son dernier souffle à peindre ce qu’il appelait ses « gammes », mais surtout à regarder la peinture qui se faisait autour de lui, à vouloir en acheter. En 1953 déjà, il proposait à Louis Malbos d’exposer le Suisse René Auberjonois au Musée Granet. Nous avons montré quelques toiles de cet illustre inconnu en France que l’on nomme volontiers chez nous le « Cézanne suisse », lors de l’exposition de 2011. Je serais heureux de pouvoir faire mieux connaître un jour le curieux génie, d’une grande liberté, de ce peintre et dessinateur à qui le jeune Balthus, notamment, vouait une vive admiration.

Nous aimerions également préparer des dossiers à partir d’ensembles d’œuvres existant dans la collection, autour de Kosta Alex, d’Alexandre Hollan ou de Sorel Etrog, trois artistes qui nous ont généreusement offert des œuvres en mémoire de Jean Planque. Nous aimerions aussi accueillir d’autres artistes, parfois injustement négligés par les institutions publiques mais qui nous paraissent illustrer un mode de créer et de vivre que le collectionneur aurait approuvé. Ce programme est à réaliser en étroite collaboration avec le musée Granet, bien entendu. Par ailleurs, notre fonds est plus riche que celui qui est exposé à l’occasion de cette première présentation des œuvres : un bon nombre de pièces étant sur papier, et donc particulièrement fragiles à la lumière, nous devrons régulièrement opérer des rotations dans l’accrochage.

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Bram van Velde,  lithographie présentée dans l'exposition Surgis de l'ombre.

Dans ta vie la plus privée, un événement est survenu pendant la fin de cette année 2012. Au terme d'une longue et douloureuse maladie, ton épouse est décédée. Maryam Ansari était la nièce de Jean Planque : elle t’a fait rencontrer ce grand ami pour la collection duquel tu as consacré une grande partie de ton énergie, au cours des dix dernières années. Quelle fut l'importance du rôle de Maryam au coeur de l'histoire de la Fondation Jean Planque ?

Sans ma rencontre avec Maryam la Fondation n’existerait pas, je pense, et les Aixois n’auraient pas lieu de se réjouir comme ils le font aujourd’hui ! J’ai connu en effet Jean Planque grâce sa nièce, laquelle était du métier puisqu’elle avait dirigé entre 1971 et 1979 une galerie à Genève, aux murs de laquelle, d’ailleurs, elle a exposé à plusieurs reprises des tableaux de Jean, certains Dubuffet qui appartiennent encore à la collection. Puis elle est retournée dans son pays d’origine, l’Iran et, là, à nouveau grâce à son oncle, elle put organiser à Téhéran des expositions en empruntant des œuvres importantes de la galerie Beyeler. Mais c’est ensemble, que, quelques années plus tard, un soir de l’automne 1988 ou 1989, nous avons recueilli chez nous un Jean Planque anéanti par la « trahison » de son ami Beyeler lequel – dans un entretien filmé par Claude Berri – avait omis de citer son rôle, pourtant essentiel, dans le succès de la galerie bâloise. Ce soir-là Jean était dans un état lamentable, prêt à « tout foutre en l’air » comme il le disait. Maryam et moi employâmes des heures à le consoler et à le persuader de se séparer de Beyeler à qui il avait envisagé de donner ses tableaux pour les intégrer dans la Fondation que le marchand bâlois était en train de mettre sur pied. A entendre ses récits, il nous était apparu légitime qu’il réalise quelque chose sous son seul nom, qui témoigne de son exceptionnelle aventure et qu’il pense à un projet qui puisse en refléter le caractère unique. J’étais alors déjà conservateur de la Fondation Cuendet,  j’avais dirigé pendant quelques années le Musée de l’Elysée à Lausanne, et j’expliquai à cet homme désemparé qu’une solution était tout à fait possible, qu’il fallait y réfléchir… Grâce à son humour et à ses qualités de diplomate à la fois nuancée et persuasive, Maryam sut rassurer son oncle et le libérer de certains de ses nombreux doutes … On connaît la suite !

J'en viens à l'exposition que tu as imaginée pour la galerie de la rue du Puits Neuf. Elle s'intitule "Surgis de l'ombre", on peut lire sur ce lien un premier texte que tu as rédigé pour en exposer les finalités. Cette exposition rassemble trois registres - le dessin, la gravure et la photographie - et dix-sept artistes qui ont pour noms Jacques Berthet, Stéphane Brunner, Balthasar Burkhard, Jon Goodman, Jacques Hartmann, Jacques-Henri Lartigue, Ilse Lierhammer, Claude Mellan, Henri Michaux, Gérard de Palézieux, Nicolas Poignon, Edmond Quinche, Pietro Sarto, Max Schoendorff, Pierre Tal-Coat, Bram Van Velde et Yersin. Veux-tu nous exposer de nouveau les enjeux de ce travail ?

Les aléas de ma « carrière » – si on peut l’appeler ainsi, car je ne me suis jamais réellement défini de plan bien précis sinon celui d’aller à la rencontre de ce qui me fascinait et sur quoi il m’importait de faire la lumière – m’ont très vite conduit, c’est vrai, à devoir déchiffrer les images. Formé par l’université à l’analyse de textes littéraires, responsable d’une revue de poésie, je suis dans le même temps entré au Cabinet des estampes de Genève afin de gagner ma croûte. On m’y a confié la tâche d’inventorier plusieurs milliers de gravures et très vite j’ai dû apprendre à décrypter le langage de ces images construites à l’aide de tailles et contretailles. Comme le disait le regretté Max Schoendorff, avec cette intelligence et cette malice qui le rendaient unique, « Quand le trait est tiré, il faut le voir »…

Henri Michaux

Henri Michaux, l'une des pièces de l'exposition Surgis de l'ombre.

N’étant pas peintre moi-même, c’est donc ce que j’ai tenté de faire devant les œuvres des autres. Une gravure est une écriture, elle présuppose une syntaxe, elle affronte le blanc de la feuille dans un rapport avec l’espace un peu comme l’écrivain face à l’inconnu de la page qui s’ouvre à lui. Je me suis donc peu à peu attaché à ces images qui se contentent du seul couple noir-blanc pour traduire la totalité du visible. Et très vite les choses se sont enchaînées : j’ai préparé des expositions, la première sur le graveur-orfèvre Martin Schongauer, ensuite j’ai étudié la naissance de la typographie et de l’illustration dans des pages d’incunables, puis, au gré des occasions, je me suis mis à méditer sur l’écriture persane, sur la photographie, sur la gravure en couleur, plus tard sur les dessins de Victor Hugo. J’ai eu la chance de rencontrer les peintres-graveurs actifs à l’Atelier de Saint-Prex, Pietro Sarto, Edmond Quinche, Pierre Tal-Coat, Palézieux… Leurs propos, les exemples concrets qu’ils mettaient sous mes yeux, ont largement nourri la réflexion qui préside à la réunion d’œuvres que la galerie présente aujourd’hui.

Florian Rodari et Edmond Quinche

Florian Rodari en compagnie d'Edmond Quinche, début 1999, lors d'un premier inventaire de la collection Jean Planque.

 Nous n'allons pas détailler toutes les composantes de cette exposition, le site de la galerie publie des images et des extraits de textes que tu as composés à ce propos. Plusieurs des artistes invités dans cette exposition nous sont familiers : par exemple Lartigue, Michaux, Palézieux, Tal-Coat ou Van Velde. Tu introduis dans cette programmation quelques-uns des artistes suisses avec lesquels tu as antérieurement travaillé, pour lesquels tu as rédigé des articles et des textes de catalogues. En quelques mots veux-tu nous parler de trois de ces artistes : Stephane Brunner, Balthasar Burkhard et Ilse Lierhammer.

 Chacun d’entre eux recourt au noir et blanc de manière différente en fonction de ses besoins. Ilse Lierhammer, par exemple, conduit une méditation sur les structures, les états et l’encre, propre au métier qu’elle pratique, la gravure au burin. Toute son approche est inscrite dans la durée, spéculation et retards conditionnent ses gestes, ses choix de matériaux. Ses images semblent surgir d’une nuit où les noirs les plus profonds résonnent. Les épaisseurs du temps agissent de même chez un dessinateur comme Stéphane Brunner, mais par décantation plutôt que par creusement, et ce sont les superpositions de couches, les dépôts ou les arrachements créés par l’encre qui le retiennent. Parti d’une surface obscure occupant jusqu’à saturation toute la feuille, il parvient, grâce à un patient et délicat travail de décharge, à l’effacement quasi définitif de toute présence, suggérant une traversée de la lumière.

Balthasar Burkhard, qui est suisse lui aussi, est non seulement un merveilleux photographe qui tente de saisir dans les jeux d’ombres le surgissement d’une présence, de son mystère entier, comme c’est le cas notamment avec sa remarquable série de portraits d’animaux. Mais c’est aussi un technicien hors pair soucieux de donner à ses clichés la sensation du toucher, le sentiment d’une sensualité à fleur de peau. C’est pourquoi il a tant aimé pratiquer l’héliogravure qui est un procédé capable de restituer grâce à la morsure du cuivre par l’acide le sentiment d’une épaisseur et presque d’un volume aux ombres représentées.

Je ne voudrais pas passer sous silence ton activité d'éditeur au sein de "La Dogana". En 2012 et 2013, tu as continué d'axer une partie de la production de la maison du côté d'Ossip Mandelstam:  la réédition de "Simple promesse" fut effectuée, la biographie d'Ossip par Ralph Dutli a été traduite et co-éditée avec ton cousin du "Bruit du Temps", Antoine Jaccottet. Vient de paraître dans une  traduction de Jean-Claude Schneider une nouvelle version de "La Quatrième Prose". Veux-tu nous parler de cette parution ainsi que des projets de tes amis de La Dogana, autour de Jean Starobinski, et d'André du Bouchet ?

Ossip Mandelstam

Les éditions, c’est quelque chose que je pratique plutôt en amateur, … mais avec beaucoup de sérieux ! Sans penser à un programme bien organisé, nous essayons, avec mes amis, de nous faire plaisir presque autant qu’aux auteurs et aux lecteurs. Mandelstam ? Oui, parce que c’est une parole qui ne s’épuise pas, qui ne cesse de m’étonner par son intelligence, sa passion de la liberté, son manque de projet préconçu. Elle résonne de la vie. Et c’est encore le cas dans cette admirable Quatrième Prose dont on ne comprend pas toutes les arcanes mais dont on entend battre le souffle, même à travers la transcription d’une langue à l’autre. Et cela, par la grâce des traducteurs – qui, chez nous, sont eux-mêmes poètes. De même les critiques, Jean Roudaut, ou Jean Starobinski dont nous publions des essais, nous ne considérons pas leurs approches comme un enseignement universitaire mais des écritures qui ouvrent la fenêtre : sur l’œuvre des autres, certes – comme celle de Proust, de Rousseau, de Diderot ou de Montaigne. Mais les livres qui enserrent leurs réflexions rendent plus légers, ils volent et vous emportent dans leur mouvement 

Passion d’une autre nature, mais très proche, nous sommes sur le point d’enregistrer un nouveau CD de lieder avec la mezzo soprano autrichienne Angelika Kirchschlager, l’Italiensiches Liederbuch de Hugo Wolf après un merveilleux Voyage d’hiver de Schubert avec Michel Dalberto et le baryton Stefan Genz ; nous préparons dans cette même collection un ensemble de textes lus par André du Bouchet, l’intention est ici de lier la voix aux écrits que nous aimons. Certes, ce sont des livres difficiles à réaliser, coûteux, mais le plaisir qu’ils nous rendent est plus fort que la charge qu’ils nous donnent. Et j’espère que nous pourrons continuer longtemps à avancer de la sorte, de projet en projet, avec des auteurs, des traducteurs, des musiciens et des peintres qui deviennent tous des amis …

19 mai 2013, entretien de Florian Rodari avec Alain Paire.

A propos de la Fondation Jean Planque, sur ce lien, cf.  un premier entretien avec Florian Rodari.

Un rêve exaucé / Jean Planque en Provence, textes de Bruno Ely, Alain Madeleine-Perdrillat, Alain Paire, Florian Rodari et Marie Sarré, éditions La Dogana, mai 2013 : 15 euros.

Florian Rodari


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